Durmstrang & Magie
Bonjour et Bienvenue à Durmstrang jeune sorcier!

Si tu n'as pas encore mit un pied dans notre univers magique, il est obligatoire d'aller s'inscrire dans notre Monde. Ici, ce n'est qu'une école!

Si tu es déjà inscrit et que tu as choisis d'étudier à Durmstrang, qu'attends-tu pour aller en cours?

Tu veux en savoir un peu plus? Alors saches que Beauxbatons accueille principalement des garçons, mais si tu es une fille il reste encore de la place Wink
Vous serez réparti dans l'une des trois maisons (Pozhar, Voda, Zemlya) et vous devrez tout faire pour la faire gagner! Cette maison sera donc votre seconde famille, et ce pendant 8 ans!
Sans compter que vous avez 6 matières obligatoires (Bienséance & Gestion du domaine, Magie Fondamentale, Potions & Ingrédients, Arts Occultes, Monde Magique & Civilisation, Vol), à partir de votre 3ème année vous devrez choisir une Option (Magie Approfondie, Métamorphoses, Êtres Inférieurs) et à partir de votre 7ème année encore une autre option (Occlumancie & Légimancie, Géopolitique Magique). Sans compter que des garçons se doivent d'être musclés, et des cours de sports sont donc proposés (Aviron, Escalade, Randonnée sportive, Quidditch, Tir à l'arc, ...). Mais des initiations sont aussi proposée (Initiation aux Soins Magiques, Transplanage) pour faire de vous le meilleur sorcier à votre sortie de l'école!
Un programme bien chargé n'est-ce pas? Alors ne perds pas ton temps et dépêches toi de rejoindre Durmstrang! A moins que Beauxbatons ou Poudlard ne te tente?



 

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Première leçon [Kate & Phil]

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MessageSujet: Première leçon [Kate & Phil] Lun 25 Sep - 17:42

J'ai quitté Durmstrang sur un coup de tête. J'avais besoin de changer d'air. De prendre du recul. J'ai demandé à Kate de s'occuper du château en mon absence et me suis donné une semaine pour prendre une décision. Définitivement.

J'ai souvent eu envie de démissionner. De tout abandonner. Par dépit, par peur, par tristesse, peut être aussi par facilité. Baisser les bras. Partir. Loin d'ici. Loin du château, des mangemorts, de la politique, des problèmes.

J'ai perdu mes amis les plus chers. Je les ai vus se faire assassiner les uns après les autres. J'ai tout supporté parce que je croyais réellement en un monde meilleur. Et j'y croyais encore...jusqu'à la disparition brutale de Davin.

J'ai eu l'impression de tomber de très, très haut en apprenant la nouvelle. Et passé le choc, j'ai ressenti un vide. Immense. Vertigineux. Que j'ai comblé comme j'ai pu avec de la colère, de la culpabilité et une soif de vengeance impérieuse.

Je savais depuis le début que je jouais à un jeu dangereux avec le Secrétariat. Davin aussi en avait conscience. On savait tous les deux qu'on marchait sur un fil tendu à des centaines de mètres du sol, et que le moindre faux pas serait fatal.
Mais je n'aurais jamais cru que Davin serait le premier à trébucher. Lui qui était si intelligent et si prévoyant. Lui qui calculait chacun de ses coups à l'avance, qui maîtrisait la situation, qui savait ce qu'il faisait.

Il ne méritait pas de mourir. Pas comme ça. Pas maintenant.

Il n'y aura eu aucune bataille, aucun acte héroïque, aucun sacrifice, aucun éclat. Rien. Il aura agonisé dans son bureau. Seul. En silence. Pendant de longues minutes, ou peut-être des heures. Empoisonné comme un moldu. Pris à son propre piège. Ridiculisé. Insulté. Assassiné par un lâche qui n'aura même pas eu le cran de le regarder dans les yeux en accomplissant sa tâche morbide.

Je repense à la dernière lettre que je lui ai envoyé, et qui restera sans réponse. Merlin sait entre quelles mains elle se trouve à présent... j'imagine que le Secrétariat n'aura pas perdu de temps pour aller vider le bureau de mon ancien adjoint. Pour retourner ses tiroirs, fouiner dans ses documents, violer tous ses secrets et faire voler en éclats ce qu'il a mis une vie entière à construire.

Ça me rend malade de dégoût.

J'aurais aimé pouvoir arrêter le temps pour pleurer mon ami avant de devoir affronter à nouveau mes obligations, mais ce n'était pas possible. J'ai passé presque une semaine entière à écrire des lettres. Il fallait calmer les ardeurs politiques. Il fallait prévenir la famille de Davin, ce qui s'avéra être beaucoup plus difficile que prévu. Je savais que mes mots ne seraient d'aucun réconfort aux Nikolov, mais leur écrire étais moins pire que d'aller les voir en personne. C'était au dessus de mes forces. Je n'étais pas prêt à affronter leur douleur et leurs questions muettes.
J'ai nommé Andreï chef adjoint des Pozhirathelis. Sans surprise. Comme si je m'étais contenté de réciter une leçon apprise par coeur longtemps à l'avance.

Et je suis parti.

Je suis retourné chez moi, en Allemagne. J'avais besoin de revoir ma propre famille.

Et c'est là, au fin fond de la forêt bavaroise, que j'ai imaginé le plan qui assouvirait mes envies de vengeance. Implacable et sans compromis. Pour finir en beauté ce que j'avais commencé avec Davin. Pour qu'il ne soit pas mort en vain. Pour que Seela ne soit pas morte en vain. Pour que Kara, Soren, Jade et tous les autres ne soient pas morts en vain.

Il ne manquait qu'un seul élément pour que tout soit parfait. Et cet élément c'était Kate.
Il fallait qu'elle soit prête. Il fallait qu'elle sache.

lettre:
 



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MessageSujet: Re: Première leçon [Kate & Phil] Lun 25 Sep - 20:37

On aurait pu croire que l'arrestation de Malo Retrac aurait ouvert une aire de paix, de tranquillité, de confiance, mais ce n'est pas le cas. Loin de là. Certains événements sont étouffés au profit d'autres utilisés pour créer l'illusion de calme sur l'Europe, et tout le monde tombe dans le panneau. Regardez le tournoi des trois sorciers, par exemple! Il n'aura lieu que l'an prochain mais déjà on ne parle que de ça dans tous les torchons qui se prennent pour des journaux. On ne voit à la une que les questions du style "quels seront les professeurs présents à Agmurdoad?" "qui pensez-vous plus apte à devenir champion?". Personne ne parle de ce qui est important. Et tout le monde s'en fiche. Enfin, non, ils ne s'en fichent pas ; ils ne sont même pas au courant, trop persuadés qu'ils sont de traverser une période de paix. C'en est écœurant.

Je l'admets, apprendre le décès - le meurtre - du secrétaire Nikolov m'a bien plus touchée que je ne l'aurais cru. Je n'étais certes pas très proche de cet illustre sorcier, professeur, politicien et Pozhirateli, mais il a fait beaucoup pour moi, à commencer par cette fameuse fois où j'étais partie à la recherche de ma prophétie. Oui, j'étais bien naïve à l'époque, et je ne serais peut-être plus là pour en parler si il n'avait pas été là pour me protéger et me soigner de temps à autres. Un an plus tard, c'est lui qui a proposé à Philipp de me laisser sa place, lui qui a vu du potentiel en moi, lui qui a cru en moi. Sans lui, je ne sais pas ce que je serais devenue à l'heure actuelle, mais je serais à une place bien différente de celle que j'occupe. Et je n'ai jamais pu lui rendre la pareille, ni même le remercier comme il le méritait. Et voilà qu'il est parti, que quelqu'un l'a fait partir de la façon la plus fourbe qui soit, en empoisonnant son breuvage. Un acte lâche et cruel, sans aucune signature bien entendu.

Même si effectivement cette nouvelle m'a fortement attristée, ce ne fut rien comparé à ce qu'a dû ressentir Philipp. A tel point qu'il a dû s'absenter quelques jours, me laissant à la tête du château. Un château peuplé d'étudiants joyeux, heureux, excités et nullement conscients du drame qui venait de se produire à quelques milliers de kilomètres de là. J'ai fait de mon mieux pour sauver les apparences, ne parlant du meurtre qu'à certains de mes collègues et certainement pas aux étudiants, et c'est passé inaperçu. Je ne sais pas quel scénario est le pire : qu'ils sachent ou qu'ils soient assez aveugles pour ne rien remarquer... Je suppose qu'il vaut mieux qu'ils ne se doutent de rien, même si c'est une forme d'insulte à la mémoire de Davin, mais bon... il faut les protéger.

Un hibou m'est parvenu hier, portant une lettre vierge d'inscription. Bien que je n'avais aucun doute concernant l'expéditeur, je n'avais aucune idée du contenu de l'enveloppe, craignant le meilleur comme le pire. Vu les circonstances, je m'étais presque attendue à un nouveau drame, une mauvaise nouvelle, un poids en plus à ajouter au chagrin général. Quel ne fut donc mon soulagement quand j'ai déplié le parchemin et parcourut des yeux les quelques mots tracés de la main de Philipp. Malgré moi et malgré la situation actuelle, un sourire m'a échappé au moment où j'ai compris de quoi il s'agissait. Légilimancie.

Un certain nombre de mois avait passé depuis qu'il avait suggéré de m'enseigner cet art, et j'avais cru qu'il avait oublié ou changé d'avis, mais il prenait son temps comme toujours. Ce qui m'avait permis de parcourir de long en large le carnet qu'il m'avait confié, recelant de connaissances précieuses et anciennes. Un vrai trésor qu'il avait posé entre mes mains. Depuis ce fameux jour, le cahier ne m'avait pas quittée, constamment rangé dans une poche intérieure de ma cape ou sous mon oreiller, bien trop effrayée que j'étais à l'idée de le perdre ou de me le faire voler.

Après le repas, je monte directement au dernier étage pour y attendre Philipp. Adossée au mur face à la porte de ses appartements, je glisse machinalement ma main droite dans une poche pour vérifier que le cahier s'y trouve, un geste devenu si habituel que ça sera bizarre quand il n'y sera plus. Parce que je vais apprendre la légilimancie... Je ferme les yeux quelques secondes pour refouler mon appréhension, mon excitation, ma curiosité et ma peur. Bien que je sois plus préparée qu'en février, je ne sais pas trop ce qui m'attend derrière cette porte et tellement d'émotions se bousculent en moi, me donnant à la fois envie d'enfoncer la porte et de partir en courant le plus loin possible. Mais je ne veux pas bouger de ce couloir froid, à peine éclairé par les rayons de la lune et les reflets de quelques feux.

♣ ------ ♣ ------ ♣



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MessageSujet: Re: Première leçon [Kate & Phil] Jeu 5 Oct - 20:41

J'observe d'un air perplexe la pensine qui flotte à quelques centimètres de moi. Ça fait une éternité que je l'ai et pourtant j'ai dû l'utiliser...deux fois. Grand maximum. C'est peut-être à cause de mon éducation moldue, mais certains concepts de la sorcellerie m'ont toujours dépassé. À commencer par cette idée saugrenue qui consiste à s'extraire des souvenirs de la tête. C'est tellement...bizarre ! Surtout si c'est pour les abandonner au fin fond de cette substance suspecte qui m'inspire à peu près tout sauf confiance...
Mais il faut avouer que parfois, avoir l'esprit clair est un énorme avantage. Et c'est exactement ce que j'ai besoin en ce moment. Me vider la tête. Ne plus penser à rien. Me débarrasser de ce sentiment de malaise qui me poursuit depuis plusieurs jours.

Résigné, je ferme les yeux et pose doucement l'extrémité de ma baguette contre ma tempe.
Aussitôt, les souvenirs vécus quelques heures plus tôt redeviennent réels. Le quartier général des Pozhirathelis se redessine progressivement devant mes paupières closes, et les visages des autres mangemorts apparaissent à mes côtés. Leurs mines graves n’augurent rien de bon. Ils évitent mon regard et personne ne se risque à briser le silence. J’ai l’impression grandissante que quelque chose ne tourne pas rond. Impression vite confirmée lorsque Andreï m’annonce la nouvelle d’une voix lourde. Trois de mes hommes ont disparus. Ils devaient récupérer les dossiers sensibles que Davin gardait au Secrétariat et éliminer tous les imprudents qui les auraient eu entre les mains avant nous. Histoire de ne prendre aucun risque. Une mission de haut vol, risquée, mais calculée à l’avance. Ça fait trois jours qu’ils devraient être de retour. Trois jours sans aucun signe de vie….

C’est long, trois jours.
Suffisamment long pour commencer à envisager le pire.

Ce n’est pas la première fois qu’une de mes missions échoue, mais c’est la première fois que les conséquences sont aussi dramatiques. Les documents que possédait Davin sont hautement confidentiels, et tant que je ne les saurait pas en sécurité je ne serai pas tranquille. Et au-delà des répercussions politiques et stratégiques que la perte de ces documents pourrait avoir, je ne supporterai pas d’avoir trois morts de plus sur la conscience....


Prudemment, je rouvre les yeux et écarte ma baguette de mon visage. Mes souvenirs s'enroulent autour d'elle, piégés sous forme de longs filaments argentés. D'un geste nonchalant, je les laisse tomber dans ma pensine et les observe se noyer doucement. La surface frémit et change subtilement de couleur, prenant une teinte plus pâle, presque blanche. On dirait du verre. Du verre mouvant...
Je recommence plusieurs fois de suite, jusqu'à être débarrassé de toutes les pensées qui m’oppressent l'esprit. La mort de Davin, Malo, Tiphaine, le Ministère, les Pozhirathelis, Andreï... c'est seulement quand je les vois disparaître sous la surface brumeuse de la pensine que je prend conscience de leur poids. Ça fait du bien de s'en libérer.

Un bruit de pas me fait relever la tête.
Je crois que ça vient du couloir...
Il me faut quelques secondes pour me souvenir que j'avais donné rendez-vous à Kate pour son premier cours de légilimancie. C'était il y a une semaine...autant dire une éternité !
Je remet soigneusement ma pensine à sa place, me lève et traverse la pièce principale de mes appartements.
C'est une belle pièce, grande et lumineuse. Les dalles grises et les meurtrières de Durmstrang laissent place à de grandes fenêtres en ogive et à un beau parquet sombre. Le plafond est aussi haut que celui du réfectoire, et fait de fines poutres de bois qui s'entrecroisent de façon compliquée. J'ai toujours été surpris qu'un endroit aussi charmant puisse exister entre les murs d'un château si dur et si froid... on pourrait presque oublier qu'on est à Durmstrang.
Je n'ai pas touché à grand chose depuis que j'habite ici. Seule la décoration est de moi. Épurée. Subtile. Chaleureuse. C'est l'avantage quand on a grandi dans un manoir décoré avec goût : on développe un certain sens de l'esthétisme.

Au passage, je ramasse quelques livres qui traînent et les empile sur un meuble dans l'entrée. J'ai beau être ordonné, je n'ai jamais été capable de ranger mes livres. Il y en a partout. Des grands classiques de la littérature allemande, éducation oblige, mais aussi des oeuvres plus contemporaines et quelques nouvelles en bulgare. Si je cherche bien je devrais même pouvoir dénicher deux ou trois pièces de théâtre et quelques histoires en français, cadeaux de Kara qui s’était mise en tête de m’apprendre la langue de Molière. Sans grand succès.

Arrivé devant la porte d'entrée, j'actionne la poignée et ouvre doucement le battant. Je reconnais immédiatement la silhouette de Katherin, adossée contre le mur.

« Bonsoir Kate. »
Je lui souris sans réfléchir et ouvre un peu plus grand la porte, l'invitant à entrer.

« J'ai pensé que nous serions mieux ici...ça ne vous dérange pas ? »
C'est rare que j'autorise mes collègues à entrer chez moi. Très rare. Mais nous avons trop de mauvais souvenirs en commun dans mon bureau, et les salles de classe ne sont pas chauffées. Voilà qui suffit à justifier mon choix.
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MessageSujet: Re: Première leçon [Kate & Phil] Dim 8 Oct - 20:59

Dans le silence qui règne dans le couloir, j'entends des bruits de pas étouffés venant des appartements privés de Philipp. Aurais-je du frapper ? Peut-être bien, mais il m'a demandé de le retrouver devant chez lui et, visiblement, il a senti ma présence car ses pas se rapprochent. Moins d'une minute plus tard, le battant s'ouvre et mon collègue m'invite à entrer. Alors le cours se déroulera dans ses appartements ? Je m'étais attendue à ce que nous nous retrouvions ici pour rejoindre un autre lieu plus... neutre. Une salle de classe, par exemple. Étonnée, je décolle mon dos du mur et avance vers lui.

Bonsoir monsieur. Ça ne me dérange pas du tout.

Je lui rends son sourire et entre dans la vaste pièce éclairée par le soleil déjà bas dans le ciel. Presque immédiatement, mon regard est attiré sur une impressionnante bibliothèque contenant des centaines de livres aux couvertures aussi variées que possible. Moi qui pensais avoir beaucoup de livres, voilà que ma collection me semble ridicule à côté de la sienne... Une pile de livres entamés se trouve sur un meuble près de moi. Par réflexe, je tends la main pour découvrir les titres mais me reprends avant de les toucher et ramène mon bras le long de mon corps. A regrets, je décolle mon regard de ce spectacle fascinant pour admirer le plafond haut et la façon dont ses poutres se croisent, donnant l'impression d'être minuscule sous cette grandeur. Très charmant. En fait, toute la décoration de la pièce est de bon goût, ce qui pourrait être étonnant venant d'un homme mais ne me surprend pas de la part de Philipp.

Mais je ne suis pas venue ici pour admirer la décoration. Je suis là parce que Philipp m'a proposé de m'enseigner l'art subtile de la légilimancie. Pourquoi maintenant, je ne le sais pas. Peut-être l'assassinat du secrétaire Nikolov est-il pour quelque chose dans sa décision ? Ou parce que je vais intégrer Agmurdoad dans quelques semaines et serai donc en compagnie de sa pire ennemie, Tiphaine Retrac ? Si c'est la seconde option, je doute d'être prête pour décembre, date à laquelle se feront les premiers cours. Peut-être le serai-je pour les dernières semaines, voire pour le Tournoi en lui-même, mais pas avant. Comme je l'ai déjà dit, je ne suis pas experte en la matière mais je doute qu'apprendre à maîtriser totalement la Légilimancie ne prenne que quelques semaines.

Avant tout, je souhaitais vous présenter mes condoléances pour la perte du secrétaire Nikolov, je sais que vous étiez proches.

Même plus que ça, Davin Nikolov ayant été le chef adjoint des Pozhiratelis avant de se voir nommé directeur adjoint de Durmstrang. Rien que ça en disait beaucoup sur la confiance qui régnait entre eux, sans parler du fait que Philipp m'ait engagée sous ses conseils et sans aucune garantie. A mon avis, si n'importe qui d'autre lui avait dit de m'engager, il lui aurait rit au nez mais, étrangement, Davin avait réussi à le convaincre. Et maintenant il a emporté son secret dans la tombe...

Pour nous éviter à tous deux de ressasser cet épisode plus longtemps que nécessaire, je plonge une main dans la poche intérieure de ma cape et en sors le petit cahier que Philipp m'avait remis lors de notre dernière vraie conversation. Maintenant que je l'ai lu plusieurs fois, au point de le connaître sur le bout des doigts, je suppose qu'il est temps de le rendre à son propriétaire. Des sentiments opposés se bagarrent en moi, une certaine douleur à l'idée de me séparer d'une telle source de savoir et le soulagement de ne plus l'avoir sous ma responsabilité. Je lève la main pour lui montrer le carnet avant de le poser sur la pile de livres près de l'entrée.


J'ai pensé que vous aimeriez récupérer ceci. Sa lecture fut...

Indescriptible. Enrichissante, intéressante, effrayante, parfois.

Fascinante.

♣ ------ ♣ ------ ♣



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MessageSujet: Re: Première leçon [Kate & Phil] Sam 28 Oct - 22:52

Je m’efface devant Katherin et referme soigneusement la porte derrière nous. Le pâle sourire qui étirait mes lèvres il y a quelques secondes s’évanouit doucement lorsque ma collègue me présente ses condoléances. Je la remercie d’un hochement de tête silencieux, ne sachant pas trop quoi ajouter de plus. Heureusement, elle a le tact de ne pas s'attarder sur le sujet, et je lui en suis reconnaissant.

Au moment où elle sort un carnet de sa poche, une lueur étrange passe dans mon regard. Je reconnais immédiatement la couverture usée du livre. C'est drôle. Quand je pense qu'il a traversé tellement de pays, de périples et de saisons... et que pourtant, personne ne soupçonnait son existence jusqu'à maintenant. C'est la première fois que je laisse quelqu'un le lire.
Le commentaire de ma collègue me touche d'autant plus que c'est moi qui l'ai écrit. Je devais avoir quinze ou seize ans, et c'était l'époque où je rêvais secrètement de devenir écrivain. Celle aussi où j'envisageais de fuir cette école qui m'ennuyait pour partir à la découverte du monde. Je rêvais de voyages et de liberté, mais manquait encore de courage pour assumer mes ambitions. Alors j'ai grandi en me pliant docilement aux attentes que les adultes avaient de moi. J'ai brillamment terminé mes études pour commencer une carrière prometteuse au Ministère. Et puis tout s'est enchaîné très vite. Je me suis retrouvé à la tête de Durmstrang, dans un rôle qui ne me convenait pas plus qu’il ne me plaisait. C'est à ce moment là que Kara et moi avons décidé de tout abandonner pour partir faire le tour du monde. Et on a continué à s'accrocher à cette idée, jusqu'à ce que la guerre n'éclate et ne fauche notre rêve en plein élan.

« Tant mieux si il vous a plu. »

La note de tristesse qui fait vibrer ma voix est subtile, mais assez présente pour être entendue. J'inspire longuement et fais signe à Kate de me suivre vers le salon. Avec un peu de chance, elle pensera que c'est la perte de Davin qui me bouleverse encore.

« Je vous en prie, installez-vous. »

La disposition de la pièce est assez semblable à celle de la salle commune des professeurs : des fauteuils confortables disposés autour d’une grande cheminée. À la différence près qu’ici, aucun portrait magique n’orne les murs. J’ai toujours détesté cette impression d’être épié. Les photos que je possède sont immobiles et soigneusement glissées entre les pages d'albums moldus. C'est mieux comme ça.
Je m'assied sur le bord de l'un des fauteuils, en face de Katherin. J'ai promis de lui enseigner la légilimancie, et je vais tenir ma parole. Mais avant ça, j'ai besoin de clarifier certains points.

« Je suis désolé d’être parti aussi précipitamment… j’imagine que la semaine n’a pas dû être facile pour vous non plus. Comment est-ce que vous allez ? »

C’est la première fois depuis...des années que je lui demande comment elle va. Ca ne suffira pas à ratrapper le temps perdu ni à effacer mes paroles égoïstes, mais c’est un début. J’ai plus que jamais le besoin d’essayer de réparer mes torts. Avant qu’une autre catastrophe m’en enlève la possibilité pour toujours.

D’ailleurs, à propos de catastrophe...

« Davin était sensé vous rejoindre à Agmurdoad. »

Elle ne le sait pas, mais c'est l'unique raison pour laquelle j'ai accepté qu'elle y aille aussi. Parce que je refusais de la laisser partir seule au milieu de tous ces ennemis.

« Durmstrang n'a jamais eu l'intention de participer à cette compétition stupide. Cette histoire de tournoi des trois sorciers...ce n'était qu'un prétexte pour s'approcher de Jack Lee, le prendre en otage et faire un pas de plus vers Tiphaine. »

Les mots franchissent mes lèvres sans que je ne les retienne. Je ne suis pas sensé parler des projets des Pozhirathelis avec mon adjointe, mais tout ça n'a plus aucune importance... Davin est mort. Et les hommes que j'ai envoyé récupérer nos documents confidentiels sont sûrement morts aussi.

J'ai l'impression grandissante que rien de tout ça n'est dû au hasard. Les gens du Secrétariat ont peut-être fini par comprendre que l'ascension de Davin au poste de secrétaire juridique européen n'était pas une coïncidence non plus. Ils ont peut-être fini par apprendre l'existence d'un complot dirigé contre le Secrétaire lui-même, malgré tous nos efforts pour ne laisser filtrer aucune information. Si c'est la cas, ils n'hésiteront pas à éliminer tous ceux qu'ils pensent impliqués dans l'affaire. D'où ma réticence à laisser partir Kate.

« Vous savez, les gens qui organisent tout ça ne sont pas stupides. Ils savent comme nous que la paix n'existera pas tant que Malo, Tiphaine et moi partagerons la même planète. »

J'ai fini par accepter l'idée que deux d'entre nous devaient disparaître. J'ai même fini par accepter qu'il pourrait s’agir de moi. Après tout, si ça peut éviter d'autres morts inutiles, ce n’est peut être pas si mal...

« Vous n'êtes pas obligée d'y aller. »

Ma voix sonne bizarrement. Étrangement douce et découragée à la fois. J'espère vaguement que mon adjointe va renoncer à son projet, mais je n'y crois pas trop. Je la connais assez bien pour savoir qu'elle peut se montrer remarquablement têtue quand elle a une idée derrière la tête...
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MessageSujet: Re: Première leçon [Kate & Phil] Dim 29 Oct - 21:44

Imperceptiblement, je fronce les sourcils en percevant une pointe d'émotion dans la voix de Philipp, de la tristesse ou de la mélancolie, je ne saurai dire. Certainement une conséquence à ma présentation de condoléances. Ai-je bien fait de les lui présenter? Oui, bien sûr, c'est une question de politesse et il est normal qu'il soit touché par sa perte. Il est humain, après tout. Je hoche la tête quand il me propose de m'installer dans son petit salon et prends place près d'un feu ronronnant dans la cheminée. Aussitôt, une chaleur bienvenue se répand dans mes membres tandis que je croise les mains sur mes cuisses. Je hausse les épaules à la question de Philipp, relativisant la rudesse de ma semaine qui a certainement été bien plus aisée que la sienne. Après tout, je n'avais pas d'ami à pleurer.

Je me porte plutôt bien au vu des circonstances. Et vous? J'ose à peine imaginer ce que vous ressentez.

De la peine, de l'incompréhension, de la douleur, de la colère, de la tristesse, peut-être un peu de culpabilité... Bon, j'imagine plutôt bien, en vérité. C'est en tout cas ce que j'aurais ressenti à sa place, ce que j'ai ressenti à la mort de ma mère, de ma soeur et de Seela, la culpabilité en moins. Toutes ces morts ont été si violentes, soudaines et déchirantes... D'autant que je suis la cause de deux d'entre elles. Ma mère dans cet accident de voiture quand j'avais six ans ; Ruby lors d'une dispute en France, quand elle est tombée et s'est brisé la nuque contre un banc. Je ferme les yeux et prends une grande inspiration pour chasser ces visages de mon esprit. Ce n'est pas le moment de ressasser mon passé.

Je rouvre les yeux au moment où Philipp m'annonce que le secrétaire Nikolov devait m'accompagner à Agmurdoad. Première nouvelle. Encore que je ne sais pas qui sera présent dans cette école éphémère alors ce n'est pas surprenant que ce nom m'ait échappé. La suite me fait pincer les lèvres, de frustration ou de déception, je ne sais pas trop. En tout cas, j'ai encore été bien naïve de penser que ce Tournoi annonçait une ère de paix dans l'Europe, une espèce de trêve entre Mangemorts et Ordres. Il fallait encore que quelque chose de mauvais se cache derrière, comme toujours. Moi et mes rêveries, on repassera.

Minute... Peut-être que Tiphaine l'a deviné et qu'elle a prit les devants en demandant à un de ses pantins de protéger Lee, quitte à éliminer prématurément la menace. Je serre les dents à l'idée de passer plusieurs semaines en compagnie de cette sirène sans coeur. Depuis qu'elle sait qu'il est son frère, elle s'est mise en tête de tuer Philipp sans autre motif que la soif de pouvoir et l'envie d'être l'unique héritière Riddle. Ridicule.

Je dévisage Philipp pendant quelques secondes. Etait-ce du désespoir dans ses paroles? De la résignation? Pourquoi sont-ils obligés de se déchirer dans sa famille... Il doit s'être passé quelque chose de grave pour qu'ils veuillent à se point s’entre-tuer, mais quoi? Tiphaine veut le pouvoir pour elle seule, c'est évident, mais Malo? Philipp? Il n'est pourtant pas mauvais. Le voilà même qui semble s'inquiéter pour moi. A moins qu'il ne désespère de devoir se trouver un nouvel adjoint... Non, je ne veux pas croire ça. Si je recommence à douter de tout le monde, ça sera invivable.


Merci mais, si, j'y suis obligée. Il n'est pas question que je laisse nos étudiants seuls avec Tiphaine et ses acolytes. Elle serait capable de tout pour vous atteindre, même se servir de jeunes comme eux.

Oui, il y aura d'autres adultes mais personne de confiance. Même le directeur de la Police n'a pas de place dans mon estime après qu'il ait voulu m'arrêter - voire me tuer - en me confondant avec une autre. Pas très doué le flic. A part lui, il y aura Sheridan, la chef de l'Ordre qui voue une haine terrible à Tiphaine. Une possible alliée mais... Que pense-t-elle des autres? Est-elle contre toute forme de Mangemorts ou simplement contre Tiphaine? Ces histoires de clans sont tellement compliquées.

Je doute qu'elle tente quoique ce soit devant ses étudiants, elle ne voudrait pas risquer de les perdre en les effrayant. Elle n'a peut-être pas de coeur, elle tient à son école autant que vous à la vôtre.

Je hausse les épaules, moi-même peu convaincue. Encore que, si elle avait voulu me tuer, elle aurait pu le faire mille fois depuis que nous nous connaissons, mais jamais elle ne m'a fait de mal. Physiquement, du moins. Et même si nous partagerons la même tente, je ne pense pas risquer quoique ce soit. Surtout avec le directeur Stark qui doit quand même avoir un certain talent pour avoir atteint ce rang. J'espère, en tout cas.

D'autant que j'ai envie de m'accrocher à l'idée que la paix n'est pas impossible. Même entre votre famille et vous.

Je me doute bien que le mot de famille est le dernier qu'il emploierait pour caractériser Malo et Tiphaine, mais c'est ce qu'ils sont. Je me doute aussi qu'il me trouvera naïve et, oui, c'est ce que je suis. Pour une fois dans ma vie, j'ai envie de garder espoir, d'être optimiste.

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MessageSujet: Re: Première leçon [Kate & Phil] Dim 5 Nov - 17:14

Comment je me sens ? Je n’en sais rien. Pour être honnête, ça faisait longtemps qu'on ne m'avait plus posé la question. Le Ministère et les Pozhirathelis se fichent bien de connaître mes états d'âme tant que je fais mon travail. Et à force de passer mon temps à m’inquiéter pour les autres, j’ai fini par arrêter de me poser la question.

« J'imagine que ça pourrait être pire. »

En réalité, je me sens vide. Vide et épuisé. Mais l'avouer à voix haute n'arrangerait pas les choses. Et Katherin n'est pas obligée de le savoir.

[...]

J'écoute attentivement ma collègue, impressionné malgré moi par la calme et la sagesse de ses paroles. Ses arguments sont largement plus raisonnables que les miens. Et pourtant...ça ne suffit pas à me convaincre totalement. Je tiens à elle, même si notre relation s'est considérablement dégradée ces dernières années. Et je m'en voudrais qu'il lui arrive quoi que ce soit alors qu'on recommence à peine à avoir des discussions à peu près normales. Le problème, c'est qu'elle a raison. Mille fois raison. En tant que Directeur de cet Institut,je n’ai pas le droit de faire passer mes propres intérêts avant ceux de mes élèves et de mon école. Je finis donc par hocher la tête en silence, approuvant son choix de mauvaise grâce.

« Très bien. Promettez moi juste de ne pas essayer de me cacher ce qui se passera là-bas. Surtout si ça se passe mal. »

Je sais d'avance que c'est totalement inutile. J'imagine que les yeux de l'Europe seront tournés vers Agmurdoad pour l'année à venir. Si il se passait quelque chose, ce serait difficile de passer à côté.
Disons que c'est davantage pour me rassurer moi-même.

[...]

La dernière phrase de ma collègue me fait tiquer. Mon sang ne fait qu'un tour et je la gratifie d'un long regard soupçonneux. Si la réplique venait de quelqu'un d'autre, je l'aurais pris comme une insulte. Les Retrac...sont tout sauf ma famille. On ne vient pas du même monde. On ne se connait pas. On ne se ressemble pas. On ne partage rien : ni nos souvenirs, ni notre histoire, et encore moins nos convictions. Tiphaine me déteste au point de vouloir ma mort et Malo n'a jamais assumé son rôle de père. Pourquoi ? Mystère. Une chose est sûre : ils ne sont rien pour moi. Rien du tout.

Un sourire triste étire mes lèvres et je secoue doucement la tête. Personnellement, ça fait un moment que j'ai tiré un trait sur une possible paix entre nous. Le problème ce n’est pas tellement Malo, mais Tiphaine. Elle n’accepterait jamais. Elle est trop égoïste, trop imbue d'elle-même, trop assoiffée de pouvoir. Essayer d'avoir une conversation civilisée avec elle conduit au même résultat que de foncer tête baissée dans un mur. Je n'ai plus le temps de jouer à ça, et plus la patience pour trouver des compromis.

« Si ma “famille” comme vous dites n’avait pas commencé à mener sa petite croisade je vous fait remarquer que Seela, Davin, Kara et tous les autres seraient encore là. Et donc à ma place, vous feriez la paix comme si ils n’avaient jamais existé … »

C'est stupide, la haine. Et je sais très bien que la rancœur et la colère ne mènent nulle part. Mais prononcer leurs noms à voix haute me fait mal. Terriblement mal. Et rien que pour ça, Tiphaine doit payer. Tout comme elle doit payer pour les horreurs qu'elle a fait subir à de trop nombreux innocents pendant toutes ces années. Des années de terreur et de malheurs, pour rien. Strictement rien. Il n'y aura ni procès, ni négociations, ni arrangements, ni quoi que ce soit d'autre. Elle doit mourir. Point à la ligne. Le monde n'en sera que meilleur.

« Enfin peu importe... Et Durmstrang ? Les étudiants ? Ils savent quelque chose ? »

Depuis que j'ai quitté l'Institut, je n'ai pas ouvert un seul journal. J'avais trop peur de ce que j'allais y trouver. Trop peur de lire toutes les rumeurs délirantes que les journalistes allaient raconter à propos de la mystérieuse disparition de mon adjoint. Je n'imagine que trop bien la joie qu'ils se sont donnés pour traîner une dernière fois son nom dans la poussière...
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MessageSujet: Re: Première leçon [Kate & Phil] Dim 5 Nov - 21:50

Je penche légèrement la tête sur le côté. Pourquoi essaierais-je de lui cacher quoi que ce soit à propos d'Agmurdoad? Techniquement, il ne s'y passera rien de formidable à part des cours barbants, des rencontres et peut-être quelques discussions houleuse entre des adultes ou adolescents avec des différends. Rien de bien dramatique. Techniquement parlant seulement. Il faudra que j'ouvre l'oeil, surtout maintenant que je sais ce qu'avaient prévu les Pozhiratelis.

Bien sûr, je vous le promets. Mais je ne vois pas ce que je pourrais avoir envie de vous cacher.

Malgré moi, mon ton se fait légèrement interrogateur, limite dubitatif. Tout devrait se passer sans problème avec la présence d'adultes neutres pour jouer le rôle de témoins. Je doute franchement que Tiphaine - ou n'importe qui d'autre - tente une attaque au risque de devoir éliminer tout le monde pour ne pas laisser de témoins. Du moins je l'espère. Mais il est vrai que je ne suis pas dans sa tête, je ne connais pas sa logique et j'imagine mal quels plans elle serait capable d'imaginer. Il me faudra me méfier d'elle et de tous ceux dont elle se montrera trop proche. En fait, le plus simple serait de me méfier de tout le monde vu que je serai la seule représentante de Durmstrang. Si le professeur Nikolov avait pu venir, tout aurait été plus simple... Je n'aurais jamais entendu parler de ce plan contre le Secrétaire Lee et je serais toujours toute à mon enthousiasme face à ce Tournoi.

Face au regard soupçonneux de Philipp, je comprends que je suis allée trop loin en parlant de famille pour désigner Tiphaine et Malo. Je ne connais pas l'historique entre ces trois-là et je me suis permise de m'avancer un peu trop loin. La subtile remontrance qui suit me fait baisser le regard. Il a encore fallut que je dise une bêtise... Je décide de ne pas répondre, même si sa dernière phrase fait monter une légère vague d'indignation dans ma gorge. Il dit ça comme si c'était mal, comme si faire la paix était une sorte de trahison envers les victimes de Tiphaine et Malo. Moi, je vois plutôt ça comme une façon de limiter les dégâts, quitte à devoir ravaler ma fierté ou passer pour une faible ou une lâche. Si ça permet de sauver des vies, peu importe la réputation ou l'envie de vengeance.

Mais je ne suis pas à sa place. Je ne suis même pas censée prendre de parti, n'étant affiliée à aucun groupe de Mangemort ou d'Ordre, même s'il est évidemment impossible de ne pas haïr les Death Eaters. Ou simplement Tiphaine, en fait, vu que c'est elle qui décide de tout.

Je relève la tête quand il reprend la parole, me demandant si les étudiants sont au courant de l'affaire Nikolov. Je soupire, soulagée qu'il change de sujet. Lui non plus ne semble pas vouloir se disputer ce soir. Tant mieux.


Je n'en ai parlé à personne et, de ce que je sache, les étudiants ne savent rien.

Aucun n'est venu m'en parler, du moins, et je n'ai pas entendu son nom dans les conversations de couloir. Je suppose que Elena Belov ne tardera pas à être au courant au vu du poste de sa mère, mais ça ne semble pas encore être le cas. Ou alors elle a eut la délicatesse de ne pas le crier sur tous les toits, même si ça m'étonnerait d'elle.

Les quelques professeurs au courant n'en ont pas parlé non plus, ils préféraient attendre votre retour.

Ou plutôt, ils ne voulaient pas être ceux qui annonceraient la mauvaise nouvelle, ce qui est compréhensible. Moi-même n'ai pas envie de devoir annoncer le meurtre de leur ancien professeur à nos étudiants, de voir leurs visages décomposés par la peine, l'incompréhension ou l'indifférence. En tant que directeur de l'Institut, ce serait le rôle de Philipp de faire une telle annonce, ou le mien s'il me le demandait. Ou alors on peut les laisser apprendre par eux-même, dans les journaux ou par des on-dits. Peut-être serait-ce plus simple pour tout le monde.

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MessageSujet: Re: Première leçon [Kate & Phil] Mar 21 Nov - 21:56

Un voile de méfiance tombe devant mes yeux. Katherin à l’air sûre de ce qu’elle avance, mais j’ai du mal à être aussi convaincu qu’elle. Je pensais qu’en une semaine, l’assassinat de Davin aurait fait suffisamment de bruit pour atteindre les oreilles de mes étudiants. Bizarre. Durmstrang n’est pourtant pas un bastion imperméable aux rumeurs et aux problèmes extérieurs, le passé l’a déjà démontré. D’habitude, les nouvelles se répandent comme une traînée de poudre dans les couloirs du château, comme autant de fantômes insaisissables et malfaisants.

À moins que l'affaire n'ait été volontairement étouffée par le gouvernement… Improbable mais pas impossible.

« Je les préviendrai demain matin. »

Ce ne sera pas la première fois que j'annonce à mes élèves qu'un de leur professeurs a disparu. J’ignore comment ils vont réagir et je déteste ça. C’est difficile. C’est délicat.
Mais je préfères encore être franc avec eux : ce ne sont plus des enfants, j’estime qu’ils ont le droit de savoir ce qui se passe dans le monde dans lequel ils vivent. Je ne veux pas bâtir leur scolarité sur des illusions et des mensonges dorés, comme à Poudlard ou à Beauxbâtons. C’est un point de vue que tout le monde ne partage pas et j’en ai parfaitement conscience, mais peu importe : les mensonges et les cachotteries n'ont pas leur place à Durmstrang.


« Je veux qu’ils apprennent les choses proprement. Ce serait pire si les rumeurs et les journaux s’en chargeaient à notre place… »

C’est la moindre des choses pour rendre hommage à Davin. J'adresse un sourire triste à ma collègue et jette un coup d'oeil furtif par la fenêtre. L'hiver reprend doucement ses droits sur la Bulgarie, comme en témoigne le givre accroché aux carreaux. Au loin, le soleil disparaît paresseusement derrière l'horizon et la mer ressemble à une gigantesque flaque d'encre noire et glacée. Dans moins d'une heure, la nuit aura enveloppé toute la côte.
Autant ne pas s’attarder et entrer tout de suite dans le vif du sujet.

« Bien… je n'ai pas d'autre point à soulever. Donc à moins qu’il n'y ait encore quelque chose que vous auriez aimé aborder, je vous propose de nous concentrer sur la légilimancie. »

Je me lève de mon fauteuil et récupère ma baguette posée sur le rebord de la cheminée. Elle est impeccable. Aussi lisse et brillante qu'au premier jour. Enfin, presque aussi lisse si on ne compte pas la rune que j'ai gravée à la naissance de son manche. J'en ai toujours pris un soin très particulier, et j'ai toujours été fier de ne pas faire partie des sorciers qui en ont déjà changé trois fois dans leur vie. Machinalement, je la fais rouler entre mes doigts et reporte mon attention sur Kate.

« La légilimancie est un art aussi fascinant que complexe. Il faut s'armer de beaucoup de patience et de persévérance pour apprendre à le maîtriser de façon convenable.

Ne vous attendez pas à devenir une legilimens accomplie en quelques séances seulement. Ce n'est pas mon but. Pour l'instant, nous nous limiterons aux rudiments de la pratique. Vous allez commencer par apprendre à décoder les émotions de vos interlocuteurs et à les interpréter correctement pour être capable de déceler d’éventuels mensonges. »


En réalité, je ne m'attends pas à ce qu'elle réussisse tout de suite. La légilimancie requiert une certaine dose de talent et de sensibilité que peu de sorciers possèdent. Pour moi, ça a été facile. Ça me semblait naturel, évident. Et la majorité des legilimens n'ont jamais eu besoin de la moindre leçon de leur vie pour savoir comment contrôler ce don.
Mais j'imagine que ce manque peut être comblé par un travail acharné.

« Je m'engage à vous apprendre ce que je sais, mais en contrepartie j'attends de vous un investissement total. Si vous ne vous entraînez pas régulièrement, nos leçons seront une pure perte de temps. »

Et je n'ai pas de temps à perdre. Mais ça, j’imagine qu’elle le sait déjà.
Je reprends place face à elle, jambes croisées. Je suis curieux de savoir ce qu'elle a retenu de la lecture de mon livre.

« Est ce que vous savez comment fonctionne la légilimancie ? »

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MessageSujet: Re: Première leçon [Kate & Phil] Dim 26 Nov - 21:00

Nous y voilà. La légilimancie... Ma nervosité resurgit brusquement quand Philipp juge qu'il est temps de s'y mettre. Si je me doute bien que les résultats ne seront pas merveilleux dés le premier cours, j'appréhende un peu les sensations que je risque de sentir en analysant les expressions et pensées de mon supérieur. Peut-être que, un jour, je serai assez douée pour vraiment me considérer comme légilimens. Serait-ce possible? J'ai lu dans le carnet que c'était un don naturel, de naissance. On l'a ou on ne l'a pas. Et je ne l'ai définitivement pas. Alors... je ne sais pas... j'ai peur de ne pas être capable d'aller contre la nature, de faire perdre du temps à Philipp et moi-même. D'être une espèce d'usurpatrice.

Je relève la tête pour écouter ses explications. Il confirme que ce sera long et certainement compliqué. Malgré moi, je suis soulagée d'apprendre qu'on va se limiter aux expressions extérieures pour le moment. Comment aurais-je réagis si j'étais parvenue à lire ses pensées? Visiter son passé, revivre certaines de ses émotions? J'aurais l'impression de violer son intimité, de franchir une barrière indécente. J'ai pour principe de ne pas faire aux autres ce que je ne voudrais pas qu'on me fasse et savoir que quelqu'un lit mes pensées pourrait me donner des envies de meurtres.

Ça sera certainement ça le plus dur en fait, oser franchir cette limite, passer au-delà de mes principes et tenter de me persuader que je ne fais de mal à personne. D'ailleurs... est-ce que les gens sentent quand on lit leurs pensées? Sentent-ils une présence dans leur tête ou la légilimancie passe-t-elle inaperçu? Non, il ne faut pas que je pense à ça, sinon je vais devenir totalement parano, toujours à me demander si quelqu'un scrute mon cerveau dès que je sors faire une course.

La requête de Philipp pour que je m'entraîne est assez inutile, mais je la comprends. Si l'apprentissage est aussi dur qu'il le pense, ça nous prendra un temps monstre, j'en suis parfaitement consciente. Je ne compte pas prendre ça à la légère en me contentant des leçons. Je saisirai chaque occasion pour m'entraîner, progresser. En espérant que j'en sois capable, bien sûr. La théorie sera simple à apprendre mais la pratique... Je ferai de mon mieux, comme toujours.

Comment fonctionne la légilimancie? Je fais tourner les rouages de mon cerveau pour me rappeler certains passages mentionnant ce point. L'utilisation possible d'un sortilège, legilimens... La proximité... Le contact visuel... Après, pour ceux qui sont nés légilimens, la chose est naturelle, aisée. Peut-être que même eux ne savent pas exactement comment ça marche. Ça fonctionne, c'est tout ce qui compte.


Il y a ce sortilège, legilimens, qui permet de faire remonter des pensées ou souvenirs, mais il n'est plus nécessaire une fois que le sorcier est assez expérimenté.

Un peu comme tous les sortilèges qui, une fois totalement maîtrisés, peuvent être utilisés sans qu'on ne prononce la formule. A moins que ça ne devienne automatique, qu'on ait même plus besoin d'y penser pour pratiquer la légilimancie.

Il est préférable d'être proche de la personne et de maintenir un contact visuel. A part ça...

Je marque une pause, le temps de bien fouiller ma mémoire pour tenter de rajouter quelque chose à mes maigres connaissances. Philipp a bien raison : il s'agit d'un art complexe et mystérieux dont même le carnet ne révèle pas beaucoup d'informations quant au fonctionnement.

Je ne vois rien d'autre. J'imagine que c'est plutôt intuitif, surtout pour savoir si les gens sont honnêtes.

Je grimace d'un air désolé, ayant pleinement conscience que mes connaissances en la matière sont plutôt maigres. Voire carrément nulles. Mais bon, je ne serais pas ici si je savais tout sur tout, si?

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MessageSujet: Re: Première leçon [Kate & Phil] Dim 3 Déc - 14:54

Je hoche la tête, satisfait. Les réponses de Kate manquent encore de précision mais au moins elle sait de quoi on parle. C’est le principal.

Je rassemble mes pensées et inspire longuement avant de me lancer dans des explications plus détaillées.

« Les sorciers assimilent souvent l’esprit humain à un livre que les legilimens auraient le pouvoir d’ouvrir et de lire à leur guise. La réalité est plus complexe.

L’esprit humain est formé de différents niveaux. Le premier niveau correspond à ce qui est immédiatement accessible aux légilimens : ce à quoi la personne visée est en train de penser.
Le deuxième niveau est plus difficile d’accès car il correspond à tout ce à quoi la personne visée à accès mais n’est pas en train de penser. Et le troisième niveau n’est généralement pas utilisé par les legilimens, sauf dans des cas très particuliers comme la médicomagie. Nous n’entrerons pas dans les détails de cette pratique, mais pour résumer, il s’agit d’extraire des informations de l’inconscient d’une personne. »


Personnellement, je n’ai jamais eu recours à ce genre de pratique. C’est une branche de la légilimancie un peu à part, que très peu de sorciers maîtrisent. La seule volonté ne suffit plus pour accéder aux strates les plus secrètes de l’esprit humain. Il faut savoir faire preuve d’une grande sensibilité pour ne pas s’y perdre et surtout, pour ne pas causer de dégâts. L’esprit est une chose fragile, est les accidents sont malheureusement irréversibles.

« Maintenant, est ce que vous pouvez me dire à quels niveaux de l’esprit appartiennent respectivement les émotions, les connaissances et les souvenirs ? »

Je marque un pause pour laisser le temps à Kate de réfléchir à sa réponse. Je pense avoir été clair, mais à vrai dire, je ne suis sûr de rien. C’est la première fois que je donne des cours de légilimancie, et c’est plus difficile que prévu. Je maîtrise mon sujet, aucun doute là-dessus, mais l’expliquer de façon simple, claire et rapide à une novice est délicat.

« Pour pratiquer la légilimancie, il est nécessaire de créer un lien très fort entre son propre esprit et celui de la personne visée. Une sorte de passerelle qu’on obtient grâce au sortilège “legilimens”. Cette passerelle peut être consolidée avec le contact visuel et même le contact physique. Avec le temps et l’expérience, seule la volonté suffit à créer ce lien.

Le rapprochement entre les deux esprits est plus simple lorsque la personne visée est détendue ou vulnérable. Si le legilmens maîtrise correctement son art, elle ne sentira rien. En revanche si elle résiste, la légilimancie peut devenir douloureuse. »


Très douloureuse. Il y a quelques années, la légilimancie était même une forme de torture particulièrement appréciée des Pozhirathelis. Quand j’étais plus jeune, j’ai vu des prisonniers perdre la raison à force de se faire fouiller le cerveau. C’était effrayant. Et bien plus abject que de se faire aspirer l’âme par des détraqueurs. Quand on a plus d’âme, on n’a plus vraiment conscience de sa condition. Mais quand on a l’esprit à vif parce que des gens s’amusent à en disséquer mentalement chaque recoin, on en est malheureusement très conscient. C’est un peu comme se faire dévorer encore vivant par un dragon.
Je chasse ces souvenirs peu réjouissants de mes pensées et reporte mon attention sur ma collègue.

« Quand vous pratiquez la légilimancie, l’esprit de votre victime devient le vôtre. Vous ressentez ce qu’elle ressent, voyez ce qu’elle voit, pensez ce à quoi elle pense.

La difficulté consiste à faire la part des chose entre vos propres émotions et celles qui ne vous appartiennent pas. C’est pourquoi il est très important de se vider la tête avant de pratiquer la légilimancie. »


Un exemple concret vaut mieux qu’un long discours, et je pense que Kate comprendrait mieux avec une petite démonstration. Mais je doute qu’elle apprécie que je m’incruste dans son esprit sans sa permission pour manipuler ses émotions.

« Si vous voulez, je peux vous montrer l’effet que ça fait. »
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MessageSujet: Re: Première leçon [Kate & Phil] Dim 3 Déc - 17:49

J'écoute avec attention les paroles de Philipp concernant les différents niveaux de l'esprit humain. C'est si complexe que cela? Bien sûr, je ne m'attendais pas à lire les pensées comme je lis un livre, mais tout ça semble tellement compliqué, hiérarchisé... un peu comme ces programmes informatiques dont mon père me parle parfois et auxquels je ne comprends pas grand chose. Si je sais me servir d'un ordinateur, il faut souvent que je lui demande de l'aide pour ouvrir une nouvelle porte... ou est-ce une fenêtre? Oh et puis zut, ce n'est pas important. Tous ces outils sont tellement inutiles, après tout. Je ne comprends pas que les moldus en soient devenus si dépendants.

Il y a donc trois niveaux, celui de la pensée instantanée, celui des savoirs et celui de l'inconscient. Si je comprends plutôt bien les deux premières strates, j'avoue avoir du mal avec celle de l'inconscient. A-t-on accès aux rêves, aux souvenirs? A tous ces détails passés qu'on refoule? Est-ce seulement possible? Ça me parait tellement dingue de pouvoir accéder à des choses oubliées...

Vu la question que me pose Philipp, il semblerait que j'aie vu juste en partie pour le troisième niveau. Il regroupe notamment les souvenirs.


Les émotions sont momentanées donc il s'agit du premier niveau, les connaissances sont le second niveau et les souvenirs le troisième.

Jusque là, c'est plutôt facile. Mais je ne doute pas que les choses se corsent rapidement. Notamment quand on en arrivera à la pratique, mais certainement bien avant cela aussi. Déjà le concept de passerelle entre les esprits me parait plutôt abstrait. Les esprits en soi le sont déjà à mes yeux alors relier des substances immatérielles... Mais je comprends à peu près l'idée et je suppose que ça deviendra plus concret avec le temps. Et maintenant je sais précisément à quoi sert le sortilège de legilimens, on progresse pas mal.

Je fronce les sourcils en apprenant que subir la légilimancie peut être douloureux si on ne maîtrise pas bien cet art. Ce qui veut dire que, au début, je risque de faire souffrir des gens... Parce que, à moins de les prévenir pour qu'ils ne résistent pas, ils risquent de le sentir passer. Et je ne compte en parler à personne, donc... bref. Il faudra que je m’entraîne dur avant de vraiment tenter de lire les pensées des gens.

On ressent ce que l'autre ressent, on pense ce qu'il pense, on voit ce qu'il voit. Compris. Mais comment peut-on faire vraiment la part des choses, trier les émotions et les pensées pour ne garder que ce qui nous appartient et se concentrer sur notre tâche sans se laisser emporter? Je passe une main dans mes cheveux, me demandant si, finalement, j'ai vraiment envie de devenir légilimens... Parce que franchement, entre risque de faire du mal aux gens et me perdre moi-même en confondant mon esprit avec le leur, ce n'est plus tellement tentant.

Je lève les yeux vers Philipp en entendant sa proposition. Là, ça devient concret. Il veut venir dans ma tête pour me montrer ce que ressentiront les gens quand je leur ferai pareil. En ai-je envie? Non, pas du tout, mais c'est peut-être nécessaire pour m'aider à comprendre et à prendre ma décision pour de bon. Si ce n'est pas aussi désagréable que je l'imagine, alors j'accepterai. Mais si ça m'est insupportable, je doute être capable un jour de aire subir ça à un autre, ami ou ennemi. Je soupire, réalisant que j'avais retenu ma respiration tout ce temps, et hoche la tête pour lui donner mon accord.


D'accord, je veux bien essayer.

Le plus dur sera de ne pas résister, de lui faire confiance et lui donner libre accès à mes pensées. Et de ne pas penser à des trucs bizarres, non plus... Je prends une grande inspiration pour essayer de faire descendre la boule qui s'est formée dans ma gorge. Oui, je lui ai donné mon accord, mais ça ne signifie pas que je n'appréhende pas de me faire passer le cerveau en revue.

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MessageSujet: Re: Première leçon [Kate & Phil] Dim 3 Déc - 22:50

Je n’ai même pas besoin d’entrer dans la tête de mon adjointe pour ressentir son angoisse. J’aimerais pouvoir la rassurer, mais je ne sais pas trop comment m’y prendre. Je n’ai jamais été doué pour ça.

« Exact. En revanche les souvenirs sont des cas un peu particuliers. Ils peuvent se trouver dans le deuxième ou le troisième niveau. Ou parfois dans les deux à la fois. »

Les souvenirs sont un sujet complexe en légilimancie. Ceux qui sont positifs et simples ne sont pas difficiles d’accès. Mais plus la charge émotionnelle est importante, plus ils sont fracturés en différents morceaux et disséminés un peu partout dans l’esprit. Retrouver ces fragments parfois oubliés, les dénouer et les ré-associer entre eux est un travail long et minutieux, réservé aux legilimens déjà avancés dans leur pratique. J’y ai eu recours quelques fois. La plupart du temps pour extraire des informations précieuses de la tête de mes ennemis. Et dans la majorité des cas, j’ai mis des jours avant de trouver ce que je cherchais. Ce n’est pas facile d’aller aussi loin dans l’esprit de quelqu’un. De s’approprier sa vie, son histoire, ses choix, ses peurs. On a l’impression de … devenir cette personne. Et c’est difficile d’en revenir indemne.

[...]

L’idée ne la séduit pas et je la comprends. Mais d'un autre côté, je salue le courage dont elle fait preuve en me faisant confiance. Parce que si quelqu’un me demandait explicitement l’autorisation pour entrer dans ma tête je refuserai tout net. Avant de partir en courant très loin.

Je lève ma baguette et la pointe sur ma collègue. Par réflexe, je chasse toutes les pensées parasites de mon esprit. Une gymnastique que j'ai mis du temps à comprendre et à réaliser, mais qui est devenue une habitude.

« Legilimens. »

Le stress de Kate ne me simplifie pas les choses. Elle élève sans s’en rendre compte une sorte de bouclier mental pour se protéger. Je le contourne habilement et me laisse envahir par un flot de pensées et d’émotions qui me sont inconnues. Par respect pour ma collègue, je ne m’attarde pas dessus et les repousse avec délicatesse. Ce qu’il y a dans sa tête ne me regarde pas. Je veux juste qu’elle s’habitue à ressentir des choses qui ne viennent pas d'elle.
Je tend volontairement mon esprit vers le sien et lui transmet une vague d’émotions positives.

« La légilimancie fonctionne dans les deux sens. Je peux voir dans votre esprit mais également vous faire voir ou vous faire ressentir des choses qui viennent de moi. »

C’est un procédé qui est beaucoup utilisé pour manipuler les gens. Les legilimens les plus doués parviennent même à modifier les souvenirs et les sensations de leurs victimes. Je trouve ça passionnant mais Kate est suffisamment nerveuse pour que j’évite d’en parler à voix haute. Une autre fois peut-être.

« Vous comprenez mieux ? »

Je rompt le lien entre nos esprits et baisse ma baguette pour lui faire comprendre que c’est fini. Je lui laisse quelques secondes de répit avant d’enchaîner.

« Legilimens est le seul sortilège qu’il faut lancer sans penser à rien. Il suffit de viser sa victime avec sa baguette.
Je vous propose l’exercice suivant : vous vous efforcez de faire le vide dans votre esprit. Quand vous vous sentirez prête, je m'efforcerait de ressentir certaines émotions et vous devrez deviner lesquelles grâce au sortilège legilimens. »


C’est l’exercice qu’on propose généralement aux débutants. C’est peu être un peu prématuré pour Kate, mais il faut bien commencer quelque part. Et la légilimancie s’apprend par la pratique. C’est l’une des rares branches de la magie où la théorie est quasiment inutile.


~~~~~
Lancer de dés - exercice 1 :
1, 3, 5 : tu réussis à vider ton esprit
2, 4 : tu ne réussis pas à vider ton esprit

Lancer de dés - exercice 2 :
1, 3 : colère
2 : peur
4, 5 : tristesse


HRP:
 
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MessageSujet: Re: Première leçon [Kate & Phil] Lun 4 Déc - 12:11

Je hoche la tête après la rectification de Philipp et note ces nouvelles informations dans un coin de ma tête. Même dans la légilimancie il existe des cas particuliers... Quoiqu'il fallait m'y attendre. Ce n'est pas une matière théorique où il suffit d'apprendre un sort ou une recette pour obtenir des résultats. Il s'agit de fouiller le cerveau des gens et chaque personne en a un différent, composé de souvenirs, savoirs et émotions qui leur sont propres. C'est donc logique qu'il y ait des cas particuliers et des subtilités. Ce serait bien trop facile, sinon.

Quand Philipp lève sa baguette vers moi, je ne peux empêcher une vague d'appréhension me monter dans la gorge. Bien que je lui aies donné mon accord, je redoute le fait qu'il entre dans ma tête. Et s'il remontait mes souvenirs? Et s'il voyait les choses atroces que j'ai faites, comme tuer ma sœur, ma mère ou me comporter en véritable peste quand j'étais adolescente? Voilà justement le genre de choses auxquelles il vaut mieux que je ne pense pas pendant qu'il entre dans ma tête. Je refoule tant bien que mal ces pensées et ferme les yeux au moment où il prononce la formule.

Si j'essaie de ne pas résister, je ne parviens pas à totalement me détendre, ce qui explique sûrement le fait que je sente un je ne sais quoi dans mon crâne. Pas de douleur ni rien de désagréable, juste une petite chose qui ne devrait pas être là. Ces émotions... ce ne sont pas les miennes. Je ne parviens pas vraiment à les identifier mais elles sont à l'opposé de mon appréhension ou ma crainte. J'ouvre les yeux pour regarder Philipp pendant qu'il m'explique pouvoir me transmettre des pensées et émotions.

C'est passionnant, en fait. Les possibilités liées à cet art sont infinies et pas spécialement mauvaises. Comprenant ça, je me détends un peu plus et je ne sens quasiment plus la présence de Philipp dans ma tête. Même quand il baisse sa baguette pour me montrer qu'il a rompu le contact, je ne sens pas de différence tellement c'est discret. Je hoche la tête pour répondre à sa question.


Je comprends, oui.

Philipp garde le silence quelques secondes et j'en profite pour respirer profondément en mettant de côté l'impression d'avoir été fouillée de l'intérieur. De toute façon, je ne pense pas que Philipp ait vraiment lu mes pensées ni remonté mes souvenirs ; il est resté bien trop impassible pour ça. A moins qu'il ne soit assez expérimenté pour le cacher.

Et maintenant c'est mon tour. Déjà. Encore plus mal à l'aise que quand lui-même a utilisé le sortilège, je sors ma baguette de ma poche et réajuste ma position, plus pour gagner du temps qu'autre chose. Après une dernière profonde inspiration, je tente de me vider l'esprit, de mettre de côté toute pensée ou émotion. Quand j'ai l'impression d'avoir fait le vide dans ma tête, je pointe ma baguette vers Philipp en m'efforçant de ne pas penser à ce que je vais faire.


Legilimens.

L'effet est instantané et beaucoup plus rapide que je ne m'y attendais. La surprise d'avoir réussi me fait presque perdre le contrôle mais je tiens bon. J'avais cru devoir m'y reprendre à plusieurs fois pour réussir à créer ce contact dont parlait Philipp mais non. Je suis dans sa tête. Pas très loin, bien sûr, je n'entends pas ses pensées ni rien. C'est juste cette impression de ne pas être chez moi et ce flux léger d'émotions que je ne ressentais pas avant de lancer le sortilège.

Comme me l'a demandé Philipp, je me concentre sur ses émotions pour essayer de trouver celle qu'il ressent. Négative, déjà. On est très loin des émotions qu'il a mises dans ma tête tout à l'heure. J'hésite entre colère et peur, deux émotions plutôt semblables. Forçant sur mon esprit, j'essaie d'avancer un peu plus loin afin de mieux ressentir son émotion. De la peur. Cette fois, j'en suis sûre.

Quitter son esprit est aussi facile que d'y entrer, il me suffit juste de relâcher ma concentration et me revoilà à ma place. Je baisse ma baguette et reprends mon souffle, ayant visiblement cessé de respirer pour rester focalisée sur ma tâche. Pas une bonne idée ça...


De la peur. J'ai un peu hésité avec la colère mais il me semble que c'est de la peur.

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Dernière édition par Kate Blue le Lun 4 Déc - 15:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Première leçon [Kate & Phil] Lun 4 Déc - 12:11

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MessageSujet: Re: Première leçon [Kate & Phil] Dim 17 Déc - 16:45

Je fixe ma collègue sans ciller au moment où elle lance son sortilège. L’effet est si brusque et immédiat qu’il m’arrache une grimace. C’est la première fois que je laisse un novice entrer dans ma tête et c’est...désagréable. Vraiment très désagréable. J’ai l’impression qu’une horde d’hippogriffes déferle dans ma tête et me martèle le cerveau à grands coups de sabots. Je dois faire un effort pour ne pas céder à l’envie de rompre le contact entre nos deux esprits, histoire de laisser Kate se concentrer le temps qu’il faut. Et quand elle baisse enfin sa baguette magique, je ne sais pas lequel de nous deux est le plus étonné. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle réussisse du premier coup avec autant de facilité, et à voir la surprise peinte sur son visage, elle non plus. La réponse qu’elle me donne est juste. Je hoche la tête, satisfait.

« Excellent.

En général, les émotions négatives sont les plus puissantes. La peur, la tristesse et la colère sont facilement identifiables. »


Je pose ma baguette sur mes genoux et masse mes tempes encore douloureuses. Je ne peux pas en vouloir à ma collègue pour son manque de délicatesse, après tout elle débute. Mais j’aimerais autant éviter de revivre ça à chaque fois.

« Ce serait vraiment bien si vous arriviez à contrôler la force de votre sortilège. La légilimancie est un art délicat : à votre niveau il ne requiert presque aucune puissance magique, seulement de la volonté. L’idée est d’entrer dans la tête des gens avec douceur, pas en leur lacérant le cerveau. »

Hum. Plus facile à dire qu’à faire. J’ai déjà remarqué que les sorciers inexperimentés, en particulier les enfants, ne savent pas comment contrôler le flux de magie qui les entoure. Ils ont tendance à utiliser deux fois trop de puissance pour réaliser les sortilèges les plus simples, ce qui les rend évidemment totalement incontrôlables. Un simple “accio” devient facilement destructeur quand il est mal dosé.

« C’est exactement la même chose lorsque vous lancez un sortilège plus ordinaire, comme “lumos”. Si vous le rendez trop puissant vous allez créer des flammes au lieu de créer de la lumière. »

Logique, non ? Je scrute le visage de ma collègue, lui laissant le temps d’intervenir si elle le souhaite. J’imagine que si le concept est clair pour moi, il ne l’est pas forcément pour elle.

« Je vous propose de réessayer le même exercice. »

Une nouvelle fois, je chasse toutes pensées de mon esprit et me concentre sur un souvenir suffisamment fort pour faciliter la tâche à ma collègue. Dans la réalité, elle n’aura pas souvent l’occasion de faire face à quelqu’un qui se focalise délibérement sur une seule émotion. Les gens ressentent en général une foule de sensations différentes en même temps. Le vrai travail du légilimens consiste alors à savoir comment faire le tri dans ce qu’il perçoit. Si Kate réussit une nouvelle fois l’exercice, j’augmenterai la difficulté dans ce sens là. Mais chaque chose en son temps. Pour l’instant, je l’aide encore.

« Quand vous voulez. »


~~~~~
Lancer de dés - exercice 1 :
1, 3, 5 : tu réussis à faire preuve d’un peu plus de délicatesse
2, 4 : tu n’y arrive pas

Lancer de dés - exercice 2 :
1, 3 : joie
2 : surprise
4, 5 : dégoût
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MessageSujet: Re: Première leçon [Kate & Phil] Dim 17 Déc - 20:13

A voir la grimace qu'il fait et la façon dont il se masse les tempes, j'ai fait mal à Philipp. Peut-être y ai-je mis trop de force, de peur de ne pas y arriver. Et maintenant je risque de ne pas y mettre assez de volonté pour ne pas lui griller le cerveau. Même l'idée d'avoir réussi du premier coup à entrer dans sa tête et à identifier son émotion ne parvient à effacer ma culpabilité et mon appréhension. Je ne veux pas faire souffrir les gens, surtout pas mon supérieur hiérarchique, et savoir que je manque de délicatesse ne me rassure pas.

J'esquisse un sourire gêné quand Philipp confirme mes doutes en me demandant de contrôler ma force. Il a raison, le but est d'être discret en entrant dans la tête des gens, pas de leur signaler explicitement ma présence, voire carrément mon identité. Il va falloir que je travaille ma puissance, donc. L'exemple du lumos concrétise un peu les choses et je comprends mieux comment faire, lumos étant le sortilège type qui ne nécessite aucune puissance ou concentration.

Alors qu'il est à peine remis de ma première intrusion dans sa tête, Philipp me propose déjà de réessayer l'exercice. Cette fois, je n'ai pas peur d'échouer mais simplement de lui lacérer le cerveau, pour reprendre son expression. Serait-ce possible de vraiment blesser physiquement quelqu'un en usant de légilimancie? Ce n'est absolument pas une bonne idée de penser à ça maintenant... Je chasse cette idée de ma tête, ne voulant même pas poser la question au risque que la réponse soit positive.

Quand il est prêt, je m'efforce de vider ma tête de toute pensée parasite, comme tout à l'heure. Ne pas penser à la tête de Philipp quand j'ai lancé le sortilège la première fois. Oublier cette question et cette peur de le blesser ou carrément le tuer. Ne même pas penser à ce que je suis en train de faire. Lancer le sortilège comme un simple lumos.


Legilimens.

Comme tout à l'heure, l'effet est immédiat, bien que moins violent et surprenant. J'ai la sensation d'avoir mis moins de force dans le sortilège, d'être plus délicate. Je regarde l'expression de Philipp pour voir si c'est mieux, mais il est tellement concentré sur l'émotion qu'il veut me faire trouver que je ne parviens pas à déterminer si c'était mieux ou pas. Ne voulant pas trop m'attarder, je me focalise également sur ma tâche, cherchant à déterminer ce qu'il ressent.

Ici, j'ai plus de mal à deviner, son émotion me parvenant avec moins de force que précédemment. Je voudrais forcer un peu plus sur mon esprit mais je devine que c'est une mauvaise idée et reste où je suis. J'ai l'impression de ressentir du dégoût, mais je doute. D'autant que mes propres émotions viennent parasiter celles de Philipp et me rendent de plus en plus incertaine. N'obtenant pas plus de précision sur son émotion, je romps le lien entre nos esprits et baisse ma baguette.


J'ai cru ressentir du dégoût, mais c'était bien moins puissant que tout à l'heure donc je n'en suis pas certaine.

Admettre mes erreurs d'une telle façon n'est pas dans mes habitudes et blesse ma fierté, mais si je veux apprendre correctement, je n'ai pas le choix. D'autant que c'est mieux de se tromper en doutant qu'en étant persuadé de sa réponse, non? Et là, je doute franchement d'avoir visé juste. Je ne vois juste pas ce qui aurait pu être son émotion à côté de laquelle je suis passée. On verra.

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Dernière édition par Kate Blue le Dim 17 Déc - 20:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Première leçon [Kate & Phil] Dim 17 Déc - 20:13

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