Durmstrang & Magie
Bonjour et Bienvenue à Durmstrang jeune sorcier!

Si tu n'as pas encore mit un pied dans notre univers magique, il est obligatoire d'aller s'inscrire dans notre Monde. Ici, ce n'est qu'une école!

Si tu es déjà inscrit et que tu as choisis d'étudier à Durmstrang, qu'attends-tu pour aller en cours?

Tu veux en savoir un peu plus? Alors saches que Beauxbatons accueille principalement des garçons, mais si tu es une fille il reste encore de la place Wink
Vous serez réparti dans l'une des trois maisons (Pozhar, Voda, Zemlya) et vous devrez tout faire pour la faire gagner! Cette maison sera donc votre seconde famille, et ce pendant 8 ans!
Sans compter que vous avez 6 matières obligatoires (Bienséance & Gestion du domaine, Magie Fondamentale, Potions & Ingrédients, Arts Occultes, Monde Magique & Civilisation, Vol), à partir de votre 3ème année vous devrez choisir une Option (Magie Approfondie, Métamorphoses, Êtres Inférieurs) et à partir de votre 7ème année encore une autre option (Occlumancie & Légimancie, Géopolitique Magique). Sans compter que des garçons se doivent d'être musclés, et des cours de sports sont donc proposés (Aviron, Escalade, Randonnée sportive, Quidditch, Tir à l'arc, ...). Mais des initiations sont aussi proposée (Initiation aux Soins Magiques, Transplanage) pour faire de vous le meilleur sorcier à votre sortie de l'école!
Un programme bien chargé n'est-ce pas? Alors ne perds pas ton temps et dépêches toi de rejoindre Durmstrang! A moins que Beauxbatons ou Poudlard ne te tente?



 

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 Rencontre sur la falaise (ft. Eléonore McMillan)

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2ème année | Voda
MessageSujet: Rencontre sur la falaise (ft. Eléonore McMillan)   Ven 18 Nov - 17:29



J'y étais. Je l'avais fait. J'étais sorti de ses marécages, j'avais gagné ma place à Voda, c'était également la maison de mon oncle Ingrid, celui que mon père appelle Le Fourbe, je comprends d'où mon père tire son sale caractère un Pozhar. Comme quoi une maison ne définit pas toute une famille.

J'enfile ma cape par dessus mon uniforme et me lance dans la quête de profiter du temps libre que j'ai en cette froide matinée. Ma clé autour du cou ne sait-on jamais ce que l'on peut rencontrer, mon petit-déjeuner encore dans le ventre j'avance dans une balade hasardeux, j'ai quatre heures devant moi, le temps d'aller, de me perdre et de revenir pour le déjeuner.. Oui c'est un bon plan.

Les paysages sont impressionnants, on sent que l'Hommes n'a pas touché à ses lieux de façons à lui nuire, et l'air me fait du bien, ça change des métropoles où l'on étouffe voir des champs de vaches de la petite campagne de ma mère qui empeste. Je m'avance un peu plus dans mes pensées et j'ai l'impression que la mer me cri dans les oreilles, je jette un coup d’œil vers elle et là malaise : une falaise. Je suis sur une falaise.

Mais jambes ne répondent plus, je fixe la mer et prend une inspiration après chaque vague venant s'écraser contre les falaises. J'ai le coeur aux bords des lèvres, j'ai envie de vomir mon copieux repas du matin, je ne veux pas rester, mais je sens qu'au moindre pas mes jambes me lâcheront. Je commence à plier les genoux pour au moins être un peu proche du sol. Je suis à seulement quelques mètres du bords, je ne vais pas tenté le diable, car si ces falaises sont aussi instable que le chemin lors de l'initiation je ne veux pas imaginer mon corps entrain de bruuuuh pardon, mais Je Ne Peux Pas.

Alors que ma main gantée touche le sol, j'ai l'impression qu'une respiration se rapproche, un animal, je lance un coup d’œil et voit une silhouette, quelqu'un... À cette heure-ci !? Je ne saurais pas me relever, pas comme ça, pas ici. Je me laisse tomber sur ma cape histoire de garder mes vêtements propre. Je me prend tout les courants possibles dans le visage et rentre ma tête dans mon col, quelle horreur.

Je reste raide comme i , les mains entre mes jambes croisées, j'essaye d'avoir l'air calme, mais je suis littéralement ... flippé ! J'ai peur du vide voilà tout et cette personne n'a pas l'air de vouloir rentrer au chaud bien au contraire.

"Vous n'auriez pas cours quelque part jeune homme ?"

Quand on refuse de partir de soit-même on se fait chasser.
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2ème année | Zemlya
MessageSujet: Re: Rencontre sur la falaise (ft. Eléonore McMillan)   Ven 18 Nov - 18:53

    Magnifique.

    Sincèrement, devant tout ça, je suis bouche bée, y a rien à dire.

    Dire que je trouvais le parc de Beauxbâtons magnifique mais que celui de Poudlard avait son charme. A côté du parc de Durmstrang ils ont bien pâle figure. Cela ne fait que quelques jours que je suis ici, quelques heures que je me balade dans le parc mais je n'en ai probablement vu qu'un dixième. Ça, c'est un immense parc. En comparaison, celui de Beauxbâtons ressemble à une petite plaine pour vaches et celui de Poudlard à un parc pour enfants, vous savez, avec les toboggans et tout. Ici, on dirait que... qu'aucune main humaine n'est passé par là depuis des siècles. Je veux dire, j'ai essayé de me balader un peu partout autour de ma salle commune mais les herbes sont tellement hautes que j'ai l'impression d'être minuscule. ... Allez-y, sortez-là... Si allez-y, je sais que ça vous démange. Le "mais tu Es minuscule". D'abord, c'est pas vrai, je suis juste un peu petite. Et deuxio, c'est normal, j'ai 13 ans. Et enfin, si la connerie se mesurait en centimètres, Moi, j'aurais une chance de m'en sortir.

    J'ai rapidement décidé de m'éloigner du parc. J'aurais bien aimé me balader près de la forêt, avec ces marécages et tout mais... Disons que le souvenir pourri de mon initiation est encore un peu trop frais dans mon esprit. Je pourrais avoir envie de toute faire cramer. Ça ne veux pas dire que ça arriverait, mais je préfère être prudente. Je n'aimerais pas me faire virer quelques jours après mon arrivée pour cause de destruction de lieux ancestral ou je ne sais quoi. On verra ça un autre jour.

    J'ai préféré aller me balader vers ce qu'on m'a désigné comme étant le "territoire des Voda". J'ai comme l'impression qu'ici, ils ont une vision et un concept du mot "territoire" encore plus stricte qu'à Beauxbâtons et à Poudlard. Là-bas, les tours sont les territoires des maisons en questions, mais y a des cours qui s'y font également donc voilà... C'est pas interdit d'y aller... Mais ici... On m'a quand même fortement déconseillé de m'y balader, car c'est "ici" qu'est ma place. ... Je sais pas vous, mais je déteste qu'on me dise où est ma place. Donc, je suis passée outre, laissant ma curiosité guider mes pas. J'ai bien aperçu un escalier de pierre vertigineux près de l'Institut qui, il me semble, doit descendre jusqu'à la mer, mais j'ai préféré éviter de me péter une cheville -quoi que j'ai un pied assez sûr- pour longer le bord de mer d'en haut... Et quand je dis d'en haut, je veux dire que plus j'avance, plus la vue est vertigineuse.

    Magnifique.

    Bon, c'est aussi humide, parce que même d'ici, on peut sentir l'odeur de la mer et j'ai l'impression que les vagues m'atteignent, alors que je suis quand même carrément hors de portée, mais avec les bourrasques de vent... Vaut mieux rester à distance du bord, franchement. Je suis tellement légère qu'un coup de vent pourrait me faire tomber en bas. Alors vertige ou pas vertige, la prudence élémentaire me recommande de prendre mes distances. Sauf quand je m'agenouille pour voir comment c'est en bas. Mais je recule après à quatre pattes avant de me remettre debout.

    J'imagine que je devrais porter l'uniforme de Zemlya mais comme je ne risque pas de croiser grand monde, j'ai préféré porter ma robe de sorcière. Bon, et la cape d'hiver qui va avec, bien sûr, je n'ai pas envie d'attraper froid. Cela dit, je me suis un peu surestimée, on se les gèle ici. Je m'arrête quelques instants à côté d'un arbre rachitique pour regarder l'océan... enfin la mer. D'après mes connaissances géographiques, c'est une mer oui, même si ici, tout le monde semble appeler ça "océan". C'est l'un des premiers mots que j'ai compris d'ailleurs. Je serais incapable de le prononcer mais je sais le reconnaitre au moins. Faudrait que je retourne en salle commune pour parfaire mon bulgare d'ailleurs, essayer de discuter avec mes camarades de maisons... qui sont quand même plus nombreux que chez moi, à Beauxbâtons où on est deux pauvre glandu.

    Mais sincèrement, face à un tel spectacle, qui aurait envie de tourner les talons? La mer ne cesse de rugir encore et encore, et j'adore l'odeur salée de la mer, je l'ai toujours adorée. Rien à voir avec le calme apaisant de Poudlard, à coté de cette mer, on se sent vivant, puissant, indestructible. Et un peu insignifiant, je suppose. Pourtant, j'ai l'impression que je pourrais facilement me laisser porter. J'ai envie de me laisser porter au rythme des vagues qui s'écrasent contre les rochers en bas.

    C'est beau. ... Moche comme mot en plus, "beau". Non, vraiment, je trouve ça très moche. Plus moche que "moche". Ou à peu près autant.

    Alors qui, sincèrement, face à un tel spectacle, qui aurait envie de tourner les talons? Pas moi.

    Je finis par contourner "l'arbre", si ce truc peut vraiment porter le nom "d'arbre", et continue mon chemin. Au loin, j'aperçois soudain une silhouette. Manifestement, je ne suis pas la seule à avoir voulu profiter de la vue. Qui sait, c'est peut-être l'un des jeunes gens avec qui j'ai fais l'initiation... En tout cas, c'est pas le gamin que j'ai tiré des marécages et qui sait tirer sans un mot de reconnaissance. Trop grand. Même de loin, trop grand.

    Je continue mon chemin d'un pas tranquille, laissant la mer me briser les tympans de sa douce mélodie, respirant à fond, mais mon regard ne cesse de regarder autour de moi à la recherche d'un truc intéressant. La mer, c'est magnifique, c'est sauvage, ce que vous voulez, mais je ne suis pas du genre à être capable d'admirer le même paysage pendant des heures. C'est la mer. Point. De l'eau. Certes, agité, mais bon, ce n'est que de l'eau salé. Alors, inconsciemment, je regarde un peu partout à la recherche de quelque chose qui m'attirait l'oeil. Des fleurs très bizarre par-ci, un parchemin déchiré ailleurs, un élève qui tombe plus loin...

    Hein?

    Je ne l'ai aperçu que du coin de l'oeil donc je sais pas trop s'il est tombé ou s'il s'est juste assis pour se poser, mais ça m'a fait très bizarre d'avoir cette silhouette qui disparait de ma vision. Quand je le cherche du regard, je l'aperçois, cependant, assez rapidement. Il est comme... accroupit à quelques mètres de moi. Curieuse, je m'approche de quelques pas alors qu'il pose sa main à terre. Sauf erreur de ma part, il est assez... bizarre. On dirait qu'il est posé sur du sucre qu'il ne veut pas briser... Ou qu'il risque de basculer. Ou qu'il veut vomir. Je sais pas trop. J'ai jamais vu quelqu'un vomir.

    Je finis par réduire à néant les quelques mètres qui nous sépare. Il est droit comme un i sur sa cape mais son attitude n'est franchement pas du tout, mais alors pas-du-tout naturelle. On croirait voir un gamin prit la main dans le sac en train de peindre un mur mais qui fait mine de ne pas savoir ce qu'il y a dans sa main et que c'est naturel d'avoir un pinceau dans la main pour aucune raison mais qu'il n'a, bien évidemment, rien à voir avec le mur peint. Non, c'est pas une expérience vécue. Et je peux vous dire que la peinture, ça n'a pas du tout bon goût.

    Peu importe.

    "Vous n'auriez pas cours quelque part jeune homme ?"

    Nom d'un dragon en tutu, ils sont tous aussi aimable dans le coin? C'est un trait de caractère typiquement bulgare ou je tombe uniquement sur les gens sympathique?

    - J'ai l'air d'un garçon? ... Ah m*rde...

    Je lève les yeux au ciel. Naturellement, c'est l'anglais qui est sortit tout seul. Je suis trop bête. Je cherche une seconde à traduire ma phrase, mais j'abandonne, préférant directement répondre à sa question que j'ai, miraculeusement, compris :

    - Non.

    Oui, c'est plus court et ça n'a strictement rien à voir avec ma première et ironique réponse, mais j'ai pas la patience de traduire mon ironie en bulgare. D'autant plus que le garçon... le jeune homme vu sa taille, n'a pas l'air spécialement bien. Mon regard passe de lui à la falaise puis de lui à la mer avant de revenir sur lui. ... Oh! Ah oui... Enfin je suppose. En ce qui me concerne, j'ai peur de rien donc, je sais pas trop mais... Enfin, je suppose. Disons que je n'ai peur ni du vide, ni de me noyer, ni du noir, ni des araignées, des serpents ou des rats... Hum... Si, je suppose que si je croise un détraqueur un jour j'aurais peur mais hum... Disons que ce sont des peurs normales, comme la première fois où j'ai croisé un épouvantard et qu'il a prit la forme d'un être vivant en décomposition vivant. Je me suis évanouie ce jour-là. Franchement, c'était juste immonde, j'en ai encore des frissons de dégoût. Est-ce que j'ai, pour autant, une phobie des cadavres en décompositions qui marchent? J'en suis pas certaine. Qui n'aurait pas peur, franchement? Et qui ne serait pas dégouté? Avec ses intestins qui pendaient et... beurk!

    Pense à autre chose, Léo. Je regarde le jeune homme. Ah oui, la peur. Enfin, je suppose. Dans le doute... on va tenter quelque chose. Je le contourne pour me mettre face à lui et m’accroupis à son niveau et finit par m'assoir en tailleur en face de lui. Je suppose que je pourrais avoir peur que la falaise s'écroule, mais j'ai comme dans l'idée que ce ne sont pas 36kg tout mouillé qui vont faire quoi que ce soit alors que je suis encore à un bon mètre du bord. Je suppose. Oui, encore.

    - Y a rien à...

    Je lève les yeux au ciel, agacé par moi-même. J'ai encore parler en anglais. Comment on dit ça en bulgare déjà? ... Tant pis, j'assume qu'il comprends l'anglais, tant pis. Sinon, je parlerais en signe la prochaine fois, c'est pas grave. Ou je le pousserais... Quoi que c'est peut-être pas une bonne idée. Cela dit, rester immobile comme une statue, ça ne va pas changer grand chose. On dirait même qu'il est un peu pâle. Peut-être qu'il va vraiment vomir, en fait. J'aurais pas dû me mettre là.

    - Y a rien à craindre, c'est du solide, ça me supporte, moi.

    J'esquisse un léger sourire, amusé par ma propre vanne. Oui, c'est petit, mais bon, on ne sait jamais. Ça peut le rasséréner. Je le regarde droit dans les yeux, sans ciller, un regard franc sans la moindre ombre, sous le moindre doute.
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2ème année | Voda
MessageSujet: Re: Rencontre sur la falaise (ft. Eléonore McMillan)   Ven 18 Nov - 21:02

J'ai l'estomac tout retourner, je n'ai qu'une envie partir, mais je sais que avant ça je vais vomir mes tripes et que ce garçon semble bouché com

"J'ai l'air d'un garçon? ... Ah m*rde..."

De l'anglais ? Attendez c'est moi ou c'était un accent très.. féminin, une fille ? C'est encore mieux ça une fille qui va me voir vomir, c'est pas avec qu'elle que je vais roucoulé en tout cas. Ceci explique ça réponse d'une certaine manière.

"Non."

Je quitte la mer des yeux le temps de lui jeter un rapide coup d’œil, elle m'observe est-ce que.. ? Elle est entrain de comprendre, je me remet droit comme un i et rentre la tête dans mes épaules elle, m'a pas encore bien vu, je la connais pas alors y a aucune chance qu'elle me reconnaisse du peu qu'elle puisse voir c'est à dire : mes yeux, mes cheveux et ma couleur d'uniforme. On est pas une armada chez les Voda, mais on est pas non plus moins qu'un commando.

Elle passe devant moi et s'assoit comme si il n'y avait absolument pas un vide mortel et bruyant derrière elle... Je vais l'étripé, j'ai encore plus honte maintenant.

"J'espère pour toi que le vent t'emportera pas."

Je l'a détaille du regard, je n'ai fais aucun effort pour qu'elle me comprenne en passant au suédois, le but n'étant pas qu'elle comprenne après tout. Je dirais douze ans voir à la limite du passage au treize, mais elle a l'air petit.

"Y a rien à craindre, c'est du solide, ça me supporte, moi."
"Tu pèse pas plus q'un arbuste aussi regard.."
Je m'arrête en plein moquerie à cause des nausées, j'ai mal au ventre, c'est horrible et la mer qui arrête pas bonté je vais il laisser mon estomac à force.
"Je ne sais pas qu'est ce qui t'as fais pensé que je craignais quelque chose, mais je vais très bien. 

Je la dévisage, ses cheveux sont court et brun, sa robe de sorcière ne me permet pas de savoir de quelle maison elle vient, et sa cape n'a pas l'air très chaud. Un transfère ? Ou alors elle est juste venu de Durmnaer pour exploré les falaises ?

Dans quelle maison as-tu étais envoyé ?"
Je passe à l'anglais par sympathie et surtout parce que lui faire la conversation me permettra d'oublier ma peur, c'est pas un vertige ça, c'est une peur pure et dure. J'ai ça depuis l'adolescence maintenant, quand j'ai du posé en Ecosse, ils avaient choisi un château en ruine construit sur une falaise, l'endroit était magnifique, mais une fois sur place le simple bruit des vagues me donnais mal au coeur et très vite j'ai dû partir, parce que c'était insupportable, et la vu du vide m'a donné le tournis, j'ai cru qu'a chaque virage la voiture faisait un tonneau dans le lac en dévalant la falaise, depuis je refus tout ce qu'y doit se passer en hauteur même dans un studio clos et sécuriser. J'essaye de me faire attentif, réceptif même mais j'ai tellement mal, c'est simple si je le pouvais là maintenant, je lui vomirai dessus, je serais plus léger et surtout elle ne chercherai plus à me voir. Mais voilà j'ai des manière bien personnel et vomir sur les inconnue n'en fait pas parti.

"Mmh quel âge as-tu ?"
Je cache délibérément mon visage on ne sait jamais elle est jeune, si elle suit des cours en commun avec moi ça va pas être la joie.
Ça monte encore, plus les vagues frappe plus je me sens mal.
Je suis entre l'instant présent et celui d'après, je ne saurais pas définir si je vais craquer où pas, mais tout ce dons je suis sur c'est que parler à cette fillette ne fait que retarder le problème : je vais vomir.

Au moins c'est pas avec elle que je serai en mauvaise posture elle a l'âge d'Ira c'est certain que je ne lui ferai pas du charme, d'ailleurs qu'est ce qui a bien pu l'attire ici j'veux dire elle avait cas passé par la plage et puis basta, moi aussi d'ailleurs.

Peut-être qu'une force extérieur voulait juste que j'ai mal au coeur et que elle vienne assisté à la déchéance de Pietro Von Rosen le noble suédois qui a peur du vide. Quel honte.
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2ème année | Zemlya
MessageSujet: Re: Rencontre sur la falaise (ft. Eléonore McMillan)   Ven 18 Nov - 23:24

    Il n'a pas l'air particulièrement content de me voir. Je comprends bien que ce n'est pas clairement dirigé sur ma personne, mais, en soi, je m'en fiche un peu. J'ai l'habitude de déranger les gens avec mes remarques, mes questions, mon insistance... Alors que cette fois-ci, ce soit par ma simple présence, ça ne change pas grand chose. L'élève de Voda me répond en serrant les dents dans une langue dont je ne comprends pas un mot. Excellent. Le mec ne comprends pas l'anglais. C'est bien ma veine. Voyons... Comment puis-je l'aider sans lui parler? Parce que sinon, il va rester les prochaines heures posé là à essayer de s'éloigner à moitié et on ne le reverra qu'au soir. ... Non, et puis de toute façon, ce n'est même pas une question du temps qu'il mettra à revenir, c'est une question de... J'en sais rien moi, quand je vois quelqu'un en difficulté, je vais l'aider, point. Certes, ça n'a pas l'air d'être un geste apprécié par ici, mais qu'importe. Faudra que je me renseigne auprès des élèves de ma maison pour savoir si c'est typiquement bulgare, typiquement masculin ou si je suis juste très chanceuse.

    Le garçon continue de me parler en bulgare... Ou essaye en tout cas. Il n'a pas compris que je comprends pas un mot ou il le fait exprès? En tout cas, il n'a pas du tout l'air en point. Il a plutôt l'air pâle et à deux doigts de vomir. Pour éviter tout accident, je me remet sur mes pieds, accroupie, prête à m'écarter si besoin et puis, comme ça, je parais un peu plus grand et je lui cache davantage ce qu'il y a derrière moi. Il finit par se reprendre et continue de me parler... Hey! Je comprends ce qu'il me dis! Il parle anglais! Alors, ça c'est fort! Il m'a parfaitement compris et pourtant, il m'a répondu en bulgare. Pas cool ça. Quant à sa réplique... Je lève un sourcil, clairement septique. Il essaye de convaincre qui là, au juste? C'est sûr qu'il a l'air en pleine forme en effet...

    - Inutile de mentir, je le vois. Je suis petite, pas aveugle.

    Je le dis sans aucune méchanceté et essaye, tant bien que mal, de détruire la moindre nuance de moquerie dans la voix. Disons que j'apprécie moyennement qu'on me mente, encore moins après s'être payé ma tête en parlant en bulgare alors qu'il est manifeste que je ne comprends pas un mot de cette langue. C'est surprenant d'ailleurs, parce qu'habituellement, je reconnais un ou deux mots, des sons, là, rien du tout. Peu importe. Après ce petit mensonge, à lui-même ou à moi, il me demande ma maison. Le mec me ment -se ment- et il s'attend que je réponde à ses questions? Mes sourcils s'arrondissent sous la surprise. Cependant, il n'a vraiment l'air pas bien, on dirait qu'il s'est retenu de ne pas laisser autre chose que des mots sortir de sa bouche. Je lui en suis reconnaissant.

    Ses cheveux blonds, fins et longs dissimulent quelque peu mais assez mal son visage alors qu'il me demande mon âge. Très étrange comme conversation. Chez moi, on se présente avant de demander des informations aux autres et on commence par le prénom, pas par l'âge... Mais après tout. Je suis là pour voir comment ça marche ailleurs. Ce n'est pas la première que les manières de mon interlocuteur me surprenne et je sais bien que, moi-même, j'ai parfois de quoi surprendre alors... Je ne vais pas lui en tenir rigueur. Une lueur de curiosité s'allume dans mon regard. Pourquoi essaye-t-il de se cacher à mes yeux? Il a une vilaine cicatrice? Il est moche? Franchement, ce serait surprenant. Les cicatrices peuvent donner un certain style. Quant à être moche... ce n'est pas le premier mot qui me viendrait à l'esprit. Je le regarde encore une seconde avant de lui tendre la main pour qu'il la serre :

    - Eléonore. J'ai 13 ans et je viens d'être envoyée à Zemlya. Et toi? A part, Voda, bien sûr.

    Je ne retire ma main que lorsqu'il l'a serré. Voilà, ça, par exemple, ça fait partie des trucs qui surprennent les gens habituellement, parce que une jeune fille qui serre la main des gens, c'est pas courant. Mais je dois avouer, qu'avec le temps, je n'y fais plus vraiment attention. Et puisqu'il souhaite discuter, je décide de poursuivre :

    - Je suis en deuxième année, anglo-française et je suis là grâce à l'échange, je viens de Beauxbâtons. Et toi?

    En espérant que, cette fois-ci, il ne mente pas. En soi, on pourrait croire que ce n'est pas important, mais je n'apprécie pas réellement qu'on me mente. Alors, certes, ce n'était probablement pas contre moi et il se voile clairement la face, ne voulant probablement pas apparaitre en position de faiblesse -un truc que j'ai rapidement compris chez les adultes- mais quand même. On va dire que je passe pour cette fois.
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2ème année | Voda
MessageSujet: Re: Rencontre sur la falaise (ft. Eléonore McMillan)   Sam 19 Nov - 10:19

Je n'ai pas bougé d'un centimètre depuis qu'elle est venue devant moi, j'ai toujours mal au ventre et l'impression d'avoir le coeur écrasé sous une pierre, mais sa réplique me fait nettement sourire, elle a de l'audace je trouve et un franc-parler intéressant finalement peut-être qu'elle a des choses à m'apprendre sur elle.
Elle se présente enfin et me tend la main comme si nous étions deux hommes dans la rue. Elle veut monté une entreprise à serrer des mains comme ça ? Normalement elle aurait dû me présenter le dos de sa main voir ne rien me tendre du tout, mais là je fixe sa main avec dédain et la serre pour qu'elle la retire de mon champ de vision au plus vite.
Je me demande d'où elle vient ? L'Angleterre ? C'est bien leur genre ça, des filles téméraires et sures d'elle, non pas que les notre ne le soit pas, mais disons que leur cours supplémentaire ne leur en laisse pas vraiment l'occasion sauf si elles ont la rébellion dans l'sang.
Eléonore. Ça sonnait très français à mes oreilles, mais je n'en tire pas de conclusion certain parents préfère les prénoms étrangers, il est possible que ça mère aime la France.
Chez Zemlya, je me demande ce qui a bien pu la guider chez les vert et jaune, elle doit être curieuse comme un âne ou alors elle était très prudente.. Être accroupie dos au vide ne peut certainement pas relever de la prudence. 
Elle était de Beauxbâtons, maintenant je me demande pourquoi elle a quitter le Sud pour venir se les geler près des Balkans, elle cherche peut-être quelqu'un, un fiancé ? Pour cette fille ? Elle m'a l'air trop curieuse pour déjà être prise, mais elle dit être là pour l'échange scolaire ce qui veut dire que des garçons on postuler pour aller à Beauxbâtons ? Et moi qui suis encore là, toutes ses filles plus j'y pense et plus je trouve que l'école mixte est la plus belle des inventions.. pour les hormones pas pour les cours hein, vous imaginez, des bras lever juste pour aller aux toilettes en groupes ? Bruuuh non merci.
Moi ? Oh elle voulait connaître mon nom, mais j'étais encore dans l'optique que tout pouvait prendre une sale tournure. Mes mains encore coincés entre mes cuisses j'entreprendre de dégager mon visage pour mieux me présenter.

"Pietro, appelle moi Pietro et j'ai 18 ans, crevette. Tu parles français alors ?"
J'avais lâché se surnom comme on lâcherai un prénom pour ponctuer sa phrase. Peut-être renoncerai-t-elle alors à aider le vilain garçon que je suis, va savoir elle semblait enclin à faire la conversation. Je ne sais pas trop si c'est une bonne idée que je lui donne mon année, elle va poser plein de question et il y en aura forcément une qui fâche. Il y a toujours une question qui fâche.
"Figure toi que malgré mon âge je suis en première année. Pour ma part je viens de Suède et je suis ici.. Parce que c'est un truc de famille."
Je n'allais tout de même pas lui dire que mes ancêtres sorciers adeptes de la magie noire et Pozhirateli avaient exigé en change de marier leur filles à des moldus que tout les sorciers soit envoyer à Durmstrang, c'était beaucoup trop personnel et de très mauvais goût si vous voulez mon avis.
"Comment c'est à Beauxbâtons ? C'est quoi LE truc de votre école ? Tu sais ce qu'on retrouve pas ailleurs."

La je me sens bien, là j'ai les tripes qui se détende, j'ai trouvé un sujet de conversation, le monde, si je demande tout ça à un mec de mon âge il va me prendre pour un attardé, mais si c'est a une môme elle tiltera pas forcément, bon celle-là est particulière, mais qui sais peut-être qu'elle finira par me dire c'est quoi le Quidditch.
Je sens un moment de calme et en profit pour ramener mes jambes vers moi pour me mettre en tailleur et coince mes mains sous mes bras ramenant ainsi les pans de ma cape sur moi. Le vent ne me dérange plus vraiment, mais j'ai envie de me lever. Peut-être dans une heure.
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2ème année | Zemlya
MessageSujet: Re: Rencontre sur la falaise (ft. Eléonore McMillan)   Dim 20 Nov - 22:08

    Le garçon semble vraiment mal au point. Oui, je sais, c'est un adulte et blablabla. Mais bon, par leur naïveté et leur arrogance, certains ont souvent l'attitude d'un adolescent ou d'un enfant gâté alors... C'est pas vraiment une insulte, plutôt un surnom affectif. Et puis, il est tellement dans son attitude "je me cache", pâle comme il est que je ne me vois pas penser à lui comme à un homme. C'est un garçon, pas grand chose de plus. Enfin, si, un sorcier également. Sinon, il ne serait pas ici. Vu sa tête, ça ne doit pas être drôle d'avoir peur... Enfin, à ce niveau-là, ça relève carrément de la phobie. J'aimerais pas être à sa place.

    Il me regarde étrangement. Enfin, son regard est étrange plutôt. Pas inconnu, non, plutôt familier en fait. Je l'ai croisé plusieurs fois. Toujours dans les regards des adultes. Ceux-là même qui pensent pouvoir juger qui je suis, quel genre de sorcière je suis, ce qu'ils peuvent me dire et ce qu'ils doivent taire. Je sais pas vous, mais moi, ça me donne envie de les cramer sur place. Dommage que ce ne soit jamais arrivé d'ailleurs, ça aurait peut-être décourager les autres d'essayer de m'analyser... Non, en fait, qu'on cherche à me comprendre, m'analyser, ce n'est pas un problème. C'est même plutôt flatteur même si je doute que quiconque puisse me juger sans erreur. Non, en fait, ce qui m'agace, c'est le résultat de ses analyses. Les adultes cherchent inévitablement à guider les enfants sur telle ou telle voie, à les y restreindre, à juger ce que l'on doit ou non savoir, à estimer qu'ils ont ce droit. Ce n'est pas le cas. Pas sur moi en tout cas. C'est l'avantage de ne pas avoir de parents j'imagine.

    Je soutiens son regard sans ciller. Le pauvre a l'air franchement mal en point, mais pour l'instant, il se contient. C'est pour ça que je lui renvoie ses propres questions, pour qu'il oublie son malaise. Ça passera s'il cesse d'y penser. Il oubliera peut-être même le vide derrière mon dos et sera apte à se lever et s'éloigner sans avoir envie de vomir ses tripes. Il finit par ouvrir sa tête pour me livrer son prénom et me donner un surnom par la même occasion. Pietro et crevette. Je ne sais pas trop comment je dois le prendre, c'est plus surprenant qu'autre chose. Je ne suis pas sûre d'apprécier ce que ça implique mais je me doute que je dois paraitre bien jeune à ses yeux, normal du haut de ses 18 ans. Est-ce que ça excuse son manque de respect pour ma personne, j'en doute. Pourquoi les adultes se permettent-ils toujours ce genre de choses qu'ils n'oseraient jamais avec un adulte? Ils pensent qu'on ne peut pas se permettre de répliquer? Ou que c'est mignon qu'on réplique. Rira bien qui rira le dernier.

    Je laisse couler, pour cette fois. Il est pas dans son état normal et puis... On va dire que c'est sortit comme ça. Je ne suis pas susceptible à ce point-là même si ce surnom ne me plait pas trop. Je ne sais pas pour les gens normaux, mais moi, je n'aime pas particulièrement qu'on me juge sur mon âge ou ma taille, je suis bien davantage que cela. C'est comme si je le jugeais sur ses cheveux blancs et sa peau pâle pour le traiter de vampire... Enfin uniquement si je me base sur l'image fantasmé que le gens ont des vampires. Personnellement, j'en connais deux avec qui j'ai déjà discuté, peut-être même un troisième, et il ne ressemble pas du tout à Pietro. En attendant, sa question est très bizarre. Bien sûr que je parle français. J'étudie à Beauxbâtons. Il croit que je parle comment à mes profs et mes camarades? Quoi que... Avec un léger sourire, je lui réponds, espiègle, en français :

    - Anglo-française, qu'est-ce que tu n'as pas compris là-dedans?

    C'est peut-être un peu idiot parce que s'il ne parle pas français, il ne va pas comprendre un mot. Mais bon, au jeu du "je te parle et tu ne comprends rien", ça m'amuserait bien qu'on soit deux à pouvoir y jouer. Enfin, peu importe. Première année... Ça ne doit pas être drôle de se retrouver avec des gens de sept ans de moins que lui. Je compatirais presque si ce n'était pas le premier que je croisais dans cette situation. Je réponds cette fois-ci en anglais :

    - C'est toujours une histoire de famille. Laisse-moi deviner, protectionnisme envahissant? Ou alors autoritarisme militaire?

    Loin de moi l'idée de dénigrer sa famille, mais je vais finir par croire que j'ai de la chance de ne pas avoir de parents moi... Non, c'est vrai. Entre le Rebekah qui a été lobotomisé par son père qui lui fait croire qu'elle est de sang-pur, l'autre garçon, Nikola qui estime que prendre un livre sur l'histoire de Poudlard pourrait contrarier son père et Pietro qui est là à cause de sa famille... Je ne compte pas la fugue de Sophie pour découvrir qui est son père que sa mère lui a caché, le fils de la directrice de Poudlard qui a quand même la pire malchance du monde en ayant comme mère... bah Tiphaine Retrac... Non, franchement, à côté avec Emma, je suis plutôt bien loti. En même temps, à côté de la chinoise, tout le monde serait mieux. Tout le monde ou presque.

    Pour se changer les idées probablement, il continue dans sa lancée de questions pour me parler de Beauxbâtons. Hum... Comment c'est? Franchement, au vu de l'admiration que je porte à ce parc, j'ai pas l'impression de pouvoir lui fournir une réponse digne de ce nom. Mais en fait, celle-ci me vient spontanément, naturellement, comme une évidence, et sans la moindre once de méchanceté... En fait, c'est plutôt de l'innocence, l'énonciation d'un fait :

    - Des courses de licornes et des gens qui blanchissent de peur devant une falaise.

    Hum... C'est peut-être pas la meilleure réponse du monde... Mais je m'en fiche un peu. Peu m'importe qu'il ait peur ou non, à part s'il compte me vomir dessus. La valeur d'un sorcier ne se mesure pas à ses peurs mais à son courage parait-il. ... Et dans ce cas, je ne suis pas sûre de valoir grand-chose puisque je n'ai pas souvent peur... Même assez rarement. Faudrait que je me remette à l'épreuve un jour, à l'épreuve de cet épouvantard dans la cabane du parc de Beauxbâtons, que je ne m’évanouis pas une seconde fois, espérons, ce serait ridicule. J'esquisse un sourire dénuée d'ironie :

    - Il n'y a pas de falaises à Beauxbâtons, c'est plat de chez plat. Tu devrais y faire un tour un jour. En plus, il fait meilleur temps qu'ici. Mais je dois avouer qu'en matière de parc, Durmstrang est bien plus grandiose que Beauxbâtons et Poudlard réunit.
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MessageSujet: Re: Rencontre sur la falaise (ft. Eléonore McMillan)   Lun 28 Nov - 10:36

J'ai bien voulu me présenter, mais je suis rester cacher jusqu'à ce que j'ai à ramener mes jambes contre moi.
Eléonore est une petite chipie à ce que je vois, elle me répond en français en pensant surement que je ne comprend pas et je laisse couler, j'ai fais la même chose avec ma langue natale alors c'est de bonne guerre.

"Je n'ai rien compris, mais c'est de bonne guerre."

Je ne dirai pas que je l'aime, mais cette petite me plait bien. Roh pas dans ce sens-là ! Vous êtes vraiment déplacer par moment, elle a treize ans à ce niveau-là je suis pire que mon père avec ma mère, je suis un coureur de jupons certes, mais un coureur respectable s'il vous plait.

Elle me dit que c'est toujours "une histoire de famille" et devine que c'est mon père en citant le protectionnisme et l'envahissement qui ont caractérisés mes années avant mon arrivée ici. Oui elle me plait vraiment de plus en plus cette petite.

"Je n'aurais pas dis mieux très chère. Sauf pour l'autoritarisme militaire.. C'est passé après mon abandon lamentable."

Je commence à me balancer d'avant en arrière enfin j'essaye dans cette position afin de voir si mon estomac est bien accroché et c'est une fausse alerte, car je plaque ma main sur mes lèvres pincées et drôlement sèche beurk quelle horreur cette sensation, je ne suis peut être pas prêt à séduire qui que ce soit, mais rien que ça c'est un tue-l'amour alors je tire calmement sur mes lèvres je sais que ce n'est pas une bonne idée, mais ça fait passer le temps et ce n'est pas ma première fois.

Oh des courses de licornes, c'est... Original, mais c'est vrai qu'elles voyagent en licornes enfin j'ai cru comprendre que c'était un carrosse tiré pas des licornes père n'a pas tergiversé dessus en disant que de tout façon le voilier était bien plus impression et je veux bien le croire sur ce coup-là. Elle vient de me lancer une pique, une véritable pique. Je devrais être entrain de lui répondre de façon cinglante et cru que c'était un fait qui ne la concerne pas, mais entre mes tripes qui se tournent et re tourne et mon air très certainement blafard ce ne serait pas du meilleur effet, je garde donc le silence en écoutant ce qu'elle avait à me raconter. Poudlard, en voilà une autre école encore chez les anglais cette fois. Je n'en rêve pas vraiment des anglaises le peu que j'ai pu côtoyer avaient un sérieux problème avec la bouteille et le fait de se faire draguer par un garçon dans un bar chose qui devrait être naturelle dans ce genre de lieu.

"Tu peux le dire ce parc vaut bien des courses de licornes et des petits parcs de santé."

J'observe la mer bien que le parc soit derrière moi, mais comprenez moi je suis paralysé par la froid et ma cape, non je ne citerai pas ma crainte de la falaise. Elle n'a toujours pas bougé cette petite, elle va finir par tomber à faire la tête-brûlée comme ça enfin tu me dira c'est pas moi qui la rattrapera si ça devait arrivé.

"Tu voyages beaucoup à ce que j'entends. Qu'est ce que tu préfères dans tout ça ? J'veux dire tu as vu pas mal de chose dans le monde magique il doit bien il y avoir une qui te plais le plus."

J'ai le dos en compote, j'ai l'impression qu'à force d'être raide ma colonne vertébrale c'est figée .

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MessageSujet: Re: Rencontre sur la falaise (ft. Eléonore McMillan)   Mer 30 Nov - 3:26

    Bon, sa question était juste idiote alors, on dirait, parce que Pietro ne parle pas un mot de français comme il me le révèle en bulgare. Je ne suis pas encore très familière de cette langue, mais j'ai compris qu'il n'avait rien compris. Un sourire espiègle se dessine sur mon visage, ravie de voir qu'il le prend bien et un peu amusée aussi de lui avoir rendue la monnaie de sa pièce. Pietro ne semble pas davantage outré de mes suppositions et c'est une bonne chose. J'ai toujours été hyper curieuse et j'aime avoir des réponses à mes questions. Essayer de deviner ce que vivent ou pensent les autres est véritable exercice auquel je m'applique à être douée. Tat'Mira l'était elle, et ça fait partie de ses qualités qui font qu'elle est la meilleure sorcière du monde.

    Alors non, Pietro ne prends pas ombrage de mes suppositions, surtout que, manifestement, je suis tombé juste. Presque trop facile. A croire que tous les adultes sont pareils. Ou vraiment, je vais finir par croire que je suis chanceuse de ne pas avoir de parents. J'ai Emma, mais ce n'est pas pareil, c'est ma tutrice, je lui pose les questions que je veux, et elle m'a promis de m'aider. Ce qui est une nette amélioration dans mon rapport à la personne qui est responsable de moi. Je lève les sourcils, d'un air d'évidence avant de froncer légèrement les sourcils, tiquant sur la fin de sa phrase :

    - Ton abandon lamentable? De ta part ou de la sienne? En quoi est-ce lamentable?

    Oui, oui, oui, je sais. Ca ne me regarde pas, ça me concerne pas, c'est indiscret, impoli, blablabla, etc... Pardonnez-moi de ne pas être hypocrite. Ou ne le faites pas, ça m'est égal. J'aime poser des questions, j'aime satisfaire ma curiosité. Si Pietro y réponds, tant mieux, s'il n'y répond pas, j'essayerais juste de deviner, ce n'est pas grave. Mais j'aime m'intéresser aux autres, découvrir un peu leur vie, apprendre à les connaitre pour mieux les comprendre. Mes questions ne sont pas là pour un plaisir morbide de décortiquer la vie des gens, simplement pour savoir qui ils sont, les comprendre.

    Pietro n'a pas l'air d'aller forcément mieux malgré notre conversation et pourtant, ce n'est pas faute d'essayer de lui changer les idées. Il tente de changer de positions mais son air pâle m'apprends facilement que ça n'arrange pas les choses. Je grimace légèrement avant de l'entendre me répondre, ce qui me fait sourire. Il n'a probablement jamais mis les pieds à Beauxbâtons ou à Poudlard mais il se permet quand même de les juger selon mon opinion. Étonnamment, je trouve ça... amusant. En même temps, je n'ai pas vraiment l'impression qu'il soit apte à réfléchir en ce moment, alors, je ne fais aucun commentaire, me contentant d'un sourire amusé. Il a l'air, en effet, d'adorer ce parc, ça se lit sur son visage... Mais je vais éviter de le lui dire, ça n'arrangerait rien.

    La question qu'il me pose, en revanche, me prends totalement de court. Ce que je préfère? Je dois dire que je ne me suis jamais posé la question. J'aime découvrir de nouvelles choses, de nouvelles personnes, de nouvelles traditions, de nouvelles pensées ou idées... J'aime apprendre, découvrir et comprendre le monde qui m'entoure. J'hésite un instant à le détromper, lui dire que je n'ai pas tant voyagé que ça, que je n'étais à Poudlard qu'à cause de ma tutrice et que je me suis retrouvé à Beauxbâtons parce que c'est là où je suis née... Mais finalement, rien de tout ça n'est intéressant ou important. Je préfère lui répondre avec un léger sourire et un air songeur :

    - La magie.

    Je sais que ma réponse va l'intriguer, ou disons que je le suppose. Mais c'est vrai au fond, ce qui me plait le plus, c'est la magie. C'est incroyable ce que la magie peut accomplir, ce qu'on peut faire avec elle, toutes ses créatures magiques, tous ses êtres magiques, tous les enchantements que l'on peut créer. La magie peut être très noire, sombre et sale mais tout autant que magnifique, puissante et protectrice alors... Clairement, ce qui m'a toujours plût, c'est la magie. Je m'explique donc :

    - Peu importe le pays, tout le monde l'exploite de manière plus ou moins pertinente, selon ses principes, ses goûts, ses objectifs. Il suffit de voir le nombre d'école qu'il y a au monde et ce qu'elles apprennent pour entrevoir le potentiel qu'il y a. Il y a les escaliers magiques et ses passages secrets à Poudlard, les statues qui ne fondent jamais à Beauxbâtons et les salles communes enchantées, ici la direction qui peut voir l'initiation de chaque élève, les portes condamnées du premier étage... Et puis, il y a la piscine magique à la Grande Ville Marchande, le zoo magique, toutes les sortes de farces et attrapes, toutes les différentes manières de voler, sur un balai, sur un tapis, sur un sombral... C'est d'ailleurs super bizarre quand on peut pas le voir... Voilà, j'adore la magie. Il y a beaucoup de choses et de gens qui peuvent me lasser, mais je ne crois pas que je ne pourrais jamais me lasser de la magie.

    C'est la première fois que je dis tout ça à haute voix. Et cette réponse, en plus de me paraitre pertinente, me parait aussi, avec du recul, un peu personnelle. Que je parle de mes tutrices, de mes parents, des différentes écoles, ça me touche assez peu, j'en parle aisément, avec détachement, ce sont des éléments de ma vie, mais ce ne sont pas ma vie. La magie, voilà ce qui me passionne et me fascine... Alors étrangement, l'avoir formuler à voix haute me donne l'étrange impression... de m'être dévoilée. C'est pas forcément hyper agréable, mais j'ai du mal à comprendre pourquoi j'ai cette impression.

    Silencieuse, l'air songeur, j'observe Pietro qui se trouve en face de moi. Je n'ai pas l'impression que son état se soit franchement amélioré depuis qu'il s'est agenouillé, pas forcément davantage depuis qu'on se parle. Il va falloir tenter une autre méthode. J'abandonne donc ma position accroupie pour laisser mes genoux rencontrer le sol rocheux, sans plus de considération pour ma vieille robe de sorcière qui a au moins 5 ans, comme ça se voit avec les manches usées à force que la chinoise l'est étiré pour éviter qu'elles m'arrivent au coude ou que le bas de ma robe tombe sur mes genoux. Sans le quitter des yeux, je prends sa main et la pose au-dessus de ma poitrine, là où doit battre mon coeur, plus ou moins, gardant ma main sur la sienne pour pas qu'il la retire comme tout-à-l'heure où on aurait dit que je risquais de lui filer la dragoncelle par une simple poignée de main. Je l'enjoins d'un ton sans réplique mais pas agressif, juste... ferme :

    - Ferme les yeux. Je vais pas te manger, ferme les yeux... Concentre-toi uniquement sur les battements de mon coeur...

    C'est scientifique. Quand deux personnes sont enlacés, leurs coeurs battent au même rythme. C'est un peu trop bizarre pour moi, alors on va se contenter de cette méthode-là, être à l'écoute de l'autre. Techniquement, ça devrait le calmer.

    - Il n'y a rien d'autre que toi et moi sur un bout de caillou, d'accord? Juste le caillou. Et tout autour, il y a de l'herbe. Bon, elle est haute et elle regorge probablement d'insectes en tout genres, mais ça reste de l'herbe.

    J'attends quelques secondes avant de reprendre, pour le laisser se concentrer uniquement sur mon coeur avant lui permettre de se concentrer sur ma voix pour oublier le boucan que fait la mer. Il ne faut pas qu'il se focalise sur ce bruit-là.

    - Ça va mieux? Garde les yeux fermés.

    Tant qu'on ne s'est pas éloigné, il vaut mieux. Sinon, il va se focaliser sur le vide qu'il y a derrière moi et ça aurait rendu tout ça complètement inutile. Je veux bien l'aider, mais faut qu'il y mette du sien. En l'occurrence, qu'il accepte quelques minutes de me faire confiance et de me laisser le guider. Après, est-ce qu'un adulte est capable de faire confiance à plus petit et plus jeune que soi... C'est une autre histoire. Mais je ne pourrais pas le savoir sans avoir essayé. Surtout qu'il n'a pas encore sortit d’âneries typiques des adultes, alors je lui laisse une chance... Et puis... je l'aime bien. Faut avoir du courage pour réussir à converser avec quelqu'un dans son état, je suppose... Et une sacrée retenue pour avoir réussit à ne pas avoir encore vomit. Il est suffisamment pâle pour que ça ne m'étonne pas s'il le faisait. L'aider est le moins que je puisse faire pour le remercier de ne pas encore m'avoir dégobillé dessus... et éviter que ça arrive dans un avenir proche. En silence, j'attends donc une réponse de sa part pour poursuivre la manœuvre...
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MessageSujet: Re: Rencontre sur la falaise (ft. Eléonore McMillan)   Jeu 1 Déc - 11:12



Elle avait su cerné les raisons de mon entrée si tardive à l’Institut, mais j'en ai trop dis et elle me demanda en quoi mon abandon était lamentable et si c'était le bien ou le sien... J'ai purement et simplement élucidé la question pour en poser une autre, elle n'a pas semblait s'en offusqué puisqu'elle a aussitôt prit le temps de réfléchir temps que j'ai pris moi pour penser au fait que des personnes trouvent le bruit des vagues agréables, moi je le trouve infernale, bruyant, étouffant, chaque vague venant s'écraser contre la falaise dans un cri agressif et muet à la fois.
C'est comme des milliers de personnes hurlant dans une pièce pour s'entendre par dessus le capharnaüm humain dont ils sont eux-même la cause. J'ai les oreilles qui sifflent et qui sont froides au possible. Je ne sens plus mes pieds et mon envie de vomir se calque sur les battements irrégulier de mon coeur qui semble prêt à lâcher dans la minute qui suit.

"La magie."

Sa réponse est claire, limpide comme si c'était l'évidence dans la confusion, la vérité parmi les mensonge, l'éternité dans cette vie éphémère. Sa justification a le mérite -durant ses quelques minutes- de me sortir de ma torpeur pour venir loger un sourire compréhensif sur mes lèvres. Oui la magie est ce qui m'a permis de ne jamais réellement démordre de mon désir de venir ici, elle m'a réveille chaque matin jusqu'à mes treize ans, elle est celle qui ne peut pas lasser même l'homme le plus lunatique du monde sorcier dira que la magie et la seule qu'il n'abandonnera pas.

Cette fille sait décidément comment parler, je me demande ce qu'elle rêve de faire de sa vie, speaker ? Journaliste ? Politicienne ? Je n'espère pas se serait gâcher sa vie selon moi.

Je sens un mouvement devant moi et sort de ma rêverie pour voir que Eléonore a changé de position, je peux voir le bord de la falaise et aussitôt le mal revient, j'ai l'impression que mon coeur c'est prit une dose d'adrénaline t'en chaque battement raisonne dans mes oreilles, j'ai l'impression d'être au bord de cette falaise, que les vagues viennent s'échouer à quelques centimètres de moi. Je me sens comme aspirer par la peur. Alors que je sentais que des tremblements remontaient progressivement mon échine une main vient prendre la mienne pour la poser sur le coeur de quelqu'un attirant mon attention sur Léo qui retient ma mon contre son coeur. Qu'est-ce

"Ferme les yeux. Je vais pas te manger, ferme les yeux... Concentre-toi uniquement sur les battements de mon coeur..."

Je fronce sévèrement les sourcils, mais n'essaye pas de reprendre ma main, elle doit avoir une idée derrière la tête, mais si quelqu'un arrive et nous voir ils vont me prendre pour un harceleur et elle pour une dépravée. Je me racle la gorge et ferme les yeux avec hésitation, au moindre de pas je dégage.

"Il n'y a rien d'autre que toi et moi sur un bout de caillou, d'accord? Juste le caillou. Et tout autour, il y a de l'herbe. Bon, elle est haute et elle regorge probablement d'insectes en tout genres, mais ça reste de l'herbe."

C'est débile son truc, j'en soupire même, elle veut bien faire alors je vais en faire autant. Je visualise un caillou puis j'essaye de ne voir que l'herbe et les quelques insectes qu'il peut-il y avoir la dessous comme des fourmis, des ver de terre, des gendarmes, des coléoptères, des escargots, des pince-oreilles, des battements de coeur, des... Des battements de coeur ? Si je me concentre je les sens, mais se ne sont pas les miens, ils sont lents, réguliers, posés, ils suivi les inspirations et respirations du corps dans lequel se trouve ce coeur. Je ne sens plus le nœud dans mon estomac, ni les sifflements dans mes oreilles je ressens juste les battements de ce coeur.

"Ça va mieux? Garde les yeux fermés."

J'hoche simplement de la tête et lâche un soupire d'aise. Je me sens de nouveau calme, même le vent ne me déconcentre pas, je suis juste les battements de coeur sur une herbe verte et dense.

"Oui ça va nettement mieux."

Je me sens même de faire une petite blague.

"C'est pas comme si tu pouvais vraiment me manger, je suis beaucoup trop beau pour ça."
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MessageSujet: Re: Rencontre sur la falaise (ft. Eléonore McMillan)   Jeu 1 Déc - 22:11

    Il a complètement ignoré ma question, n'a même pas daigné formuler une réponse. C'est pas grave, je l'apprendrais une autre fois, un autre jour, je ne suis pas à dix secondes près. Et puis, c'est toujours mieux qu'il se taise plutôt qu'il me mente, ça, je déteste. Je n'insiste pas, pas pour cette fois, je trouverais sans aucun doute mille occasion de revenir sur le sujet, quand il ira mieux par exemple. Pietro ne commente pas davantage ma réponse à sa question. Il m'a écouté avec attention, mais il n'a pas prononcé un mot, j'ignore donc ce qu'il en pense, si ma réponse lui parait enfantine ou intéressante... Mais au fond, je m'en fiche un peu. Il m'a posé une question, je lui ai répondu. Si ma réponse ne lui convient, je ne vais pas l'empêcher d'en inventer une autre, mais ça ne la rendra pas vrai pour autant.

    Non, à l'instant, savoir si ma réponse l'a satisfait ou pas m'importe assez peu. Il est toujours pâle, il a toujours l'air mal à l'aise, comme s'il risquait de vomir d'un instant à l'autre. Comme je ne compte pas rester trois heures accroupit -si, ça fait mal, et c'est pas hyper confortable-, je décide d'agir. D'abord, en posant mes genoux sur le sol, tout en restant à sa hauteur, voire même peut-être un peu plus grande qu'avant, pour prendre sa main, la mettre au-dessus de l'endroit où je suppose qu'il y a mon coeur, et tente de lui faire oublier la mer et l'abîme qui se trouve derrière moi. Au début, il a franchement l'air perplexe mais il accepte de fermer les yeux, quoi qu'il laisse échapper un soupir. Oui, je sais, il n'a peur de rien, il a tout-à-fait décider de rester dans cette position, il fait exprès d'être pâle comme un fantôme, et probablement qu'évidemment il simulait son envie de vomir. Je sais. Mais admettons que tout ça soit faux, deux secondes...

    Il finit par se détendre quelque peu. En tout cas, c'est l'impression que j'ai. Sa main est moins tendue, j'ai moins l'impression qu'il va la retirer si jamais je le lâche, et son visage n'est plus aussi crispé qu'auparavant. Il m’obéit en n'ouvrant pas les yeux, quand je lui demande si ça va mieux, mais il me confirme que ça va mieux, ce qui me fait sourire. En revanche, sa deuxième réplique me fait lever les yeux au ciel. Lui, il n'a pas son égo dans sa poche. Tandis que je lui réponds avec ironie :

    - Tsss... Qu'est-ce qui te dit que je ne suis pas un vampire et que ta beauté va me pousser à te vider de mon sang?

    Bon, évidemment, ce n'est pas le cas. Quant à sa beauté... Bah, je suppose qu'il plait à certaines, mais il n'est pas à mon goût. Cela dit, je ne suis jamais tombée amoureuse, j'y connais rien à ce domaine-là. Alors qui pourrait me plaire et qui pourrait ne pas me plaire. Je garde les yeux fixés sur lui, prête à lui rappeler de garder les yeux fermés au moindre mouvement de paupière suspect. Je reste silencieuse encore quelques secondes avant de décider de passer à l'étape suivante. Je lui prends l'autre main pour le guider :

    - Bon, laisse-moi faire, okay? On va se lever pour quitter le caillou...

    Comme il a les yeux fermés, j'y vais suffisamment doucement pour qu'il ne se prenne pas les pieds dans sa cape. Une fois debout, je l'oblige à échanger nos places tout en se déplaçant pour s'éloigner du bord. Comme ça, s'il ouvre les yeux par mégarde, il ne verra que le parc derrière moi, ça évitera qu'il ne panique ou... Je ne sais quoi. Je sais pas du tout comment les gens réagissent quand ils sont soudain confrontés à une phobie. Après avoir fait quelques pas dans l'herbe, je lâche ses deux mains et l'autorise enfin à ouvrir :

    - Voilà. Bienvenu dans le monde des bêbêtes qui te grignotent les jambes.
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MessageSujet: Re: Rencontre sur la falaise (ft. Eléonore McMillan)   Ven 2 Déc - 10:51


J'ai voulu l'écouter pour une fois que je le fais vraiment avec quelqu'un, pourquoi elle ? Parce qu'elle est petite, jeune et surtout inexpérimentée donc elle ne pourra certainement pas me juger avant d’expérimenté la sensation d'être face à sa phobie.

Je suis toujours sur mon gazon vert peuplé d'insectes en tout genre, j'écoute les battements de coeur sur lesquels mon coeur se calque. Je suis si bien que je m'autorise une blague qui n'en ai pas forcément une, je suis trop beau pour que l'on veuille me manger enfin me tuer je comprendrais, mais pas me manger, c'est tellement vilain.

"Tsss... Qu'est-ce qui te dit que je ne suis pas un vampire et que ta beauté va me pousser à te vider de mon sang?"

Pardon !? Là c'est flippant. Vu son gabarit je me demande quel vampire en aurait fait une des siens, elle a forcé à coup e question ou au contraire il pensait la faire taire, mais il c'est foiré en beauté.
En parlant de beauté j'ai l'impression d'être totalement décoiffé enfin je le serais forcément avec mon chapeau, mais j'ai l'impression d'avoir mes cheveux dans la bouche et sur le visage bruuh je ne supporte pas d'être décoiffé ça m'agace pour un rien et après j'y pense toute la journée. Voilà maintenant je vais pensé au fait que j'ai les cheveux en bataille.

Dans mon agacement intérieur j'ai oublié que Eléonore était en face de moi et que une de mes mains était sur son buste, je viens de réalisé elle devrait avoir une poitrine à son âge enfin des ébauches de seins, des trucs informes qui ne se voient pas le moins du monde... Je suis triste pour ses filles que mère nature a privé de ses deux petites merveilles, j'espère qu'elle sera sympa avec Léo, ça lui donnera matière à étudier pendant cinq ans.

"Bon, laisse-moi faire, okay? On va se lever pour quitter le caillou..."

Je pince aussitôt mes lèvres et respire normalement, c'est un caillou on peut pas aller bien loin. Je sens mes jambes se détendre et l'habituellement impression de hauteur que me procure mon mètre quatre-vingt huit. Qu'est-ce que je serais devenu sans mes merveilleuses jambes ? Je ne préfère pas l'imaginer, c'est tellement déprimant pour ses garçons encore petit. Elle me tient les deux mains, c'est rassurant et un peu gênant, j'veux dire elle pourrait m'emmener où elle veut, mais je laisse faire, j'ai pas confiance, mais j'ai ma baguette sur moi alors on verra où elle s'arrête ce qu'elle fait bien vite. Elle est aussi legilimens c'est cela ?

"Voilà. Bienvenu dans le monde des bêbêtes qui te grignotent les jambes."

J'ouvre mes deux yeux d'un coup me préparant à voir des insectes de la taille d'un homme, mais je vois juste le parc de l'Institut et la petite sorcière alors je comprends : elle m'a sorti de mon impasse. Owh c'est trop mignon, je ne dirai pas que j'avais impérativement besoin de son aide, je suis assez grand pour le faire tout seul, mais je veux bien admettre que cette fois-ci c'est une aide acceptable. Je lui adresse mon petit sourire angélique et ouvre mes bras pour venir l'étreindre.

"Ne refuse pas mon câlin, c'est ma façon de te dire merci crevette."

Je ne le fais jamais assez, mais j'aime les câlins c'est chaud et intime et j'aime tout ce qui est chaud et intime si vous voyez où je veux en venir. Je m'amuse avec ses cheveux courts puis arrête en restant dans la même position.

"Dis c'était bien une blague quand tu disais être un vampire, non parce que je voudrais pas te vexer, mais je m'attendais pour mon premier vampire à une femme un peu plus... Tu vois quoi ?"

Je finis par m'écarter et lui attrape la main alors que je commençais à m'aventurer sur la pente pour revenir à la hauteur de la plage. Je ne vais pas laisser ma sauveuse de miches sur la falaise, je ne suis pas prêt de retourner là-haut.

"Sinon... Tu as un amoureux crevette ? Tu m'as l'air un peu jeune pour ça, mais vous autres françaises vous êtes des romantique non ?"

Je parle comme s'il s'agissait du dernier cours de vol, je suis curieux de voir comment elle voit l'amour pour les autres. J'ai appris que la façon d'aimer définissait souvent la façon de juger des gens. Si il savent aimer ils sont aussi capable de voir plus loin qu'un ou deux défauts, mais s'ils sont auto-suffisants -comme moi- ils ne cherchent jamais à mieux connaître une personne : elle lui plaît ou pas. Point. C'est un truc que ma mère m'a appris un jour.

J'enfonce mes mains dans mes poches faisant comme si j'avais oublié sa petite main dans la mienne alors que je la retenais fermement histoire qu'elle ne se fasse pas la belle : chacun son tour à moi d'avoir la langue déliéé.



Dernière édition par Pietro B. V. Von Rosen le Sam 3 Déc - 19:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre sur la falaise (ft. Eléonore McMillan)   Sam 3 Déc - 17:55

    Arrivés dans l'herbe, je l'autorise enfin à ouvrir les yeux, ce qu'il fait docilement. S'il me sort qu'il n'avait pas besoin de mon aide, je vous jure, je le frappe ce qui fait de lui un homme. Ou ce qui s'en approche. Ca tombe bien, c'est plus ou moins à ma hauteur. Il n'a qu'à se dire que je l'ai fais pour moi. Il vit peut-être très bien le fait d'avoir la nausée, mais pas moi de me faire vomir dessus. J'ai juste évité le pire. Heureusement, il ne fait rien de tel. Au contraire, il me demande un câlin, ce qui me surprends grandement, lui qui a répugné à me serrer la main ou à me laisser le tenir pour sortir de son caillou, au moins au début. J'esquisse un sourire, quoi que avalant difficilement le deuxième crevette qu'il me sort, avant de lui obéir docilement. Il est au courant que j'ai un prénom ou il pense vraiment que mes parents ont écrit "crevette" sur mon acte de naissance? Non parce que ça commence à devenir un peu ridicule là... Surtout qu'il joue avec mes cheveux-là. Il croit quoi? Que je suis un chien intelligent?

    J'essaye de m'écarter, en vain, parce que ça devient un peu gênant ces gamineries, mais sa réplique me fait hausser les sourcils. Quoi? Je ne lui conviens pas? Qu'il s'estime heureux que ce soit moi et non pas Emily qui l'ait trouvé en haut de cette falaise. Il aurait fait une proie très facile. L'air blasé, je lève les yeux au ciel pour lui répondre :

    - Il existe des vampires hommes aussi, tu sais. Et évidemment que non, je ne suis pas un vampire. Sinon, je t'aurais pas éloigné de la falaise, j'aurais profité de ton état pour te vider de ton sang.

    Question de logique. Après, évidemment, il existe des vampires qui ne boivent pas de sang humain, j'en connais une comme ça. Mais je suppose que c'est elle l'exception à la règle. Qu'il existe plus de vampires cannibales que... euh... juste carnivore. Quoi que j'ignore complètement si Emily tue ses victimes ou pas. J'espère pas. Je l'ai déjà vu attaquée un sorcier et, très franchement, je suis contente de la compter parmi mes amies. Je me doute bien, qu'évidemment, je ne compte pas vraiment à ses yeux, à part à cause du fait que je connais son secret, mais c'est l'une des seules à m'avoir traité avec un minimum de respect et surtout, à ne pas m'avoir menti. Ajouté à ça qu'on a fait équipe au ministère l'an dernier, ça noue des liens. Alors, pour moi, c'est une amie. Et puis, j'ai l'impression qu'elle m'apprécie quand même un peu, sinon, elle ne m'aurait pas offert de cadeaux. Après, si ça se trouve, elle s'est déjà nourrie de moi et j'en ai plus de souvenirs... mais... franchement, je n'ai pas envie d'y croire. Je préfère la version sans mensonge.

    Pietro a enfin décidé de s'éloigner de moi... Mais il m'attrape la main pour s'aventurer à bonne distance de la falaise en direction de l'escalier qui mène à la plage. Et pendant ce temps, voilà qu'il s'intéresse à ma vie amoureuse en pariant sur mes origines pour en conclure que je suis romantique. C'est quoi ce cliché? Hey! C'est ma main qu'il essaye de mettre dans sa poche ou je rêve? Je hausse le ton en anglais:

    - Alors d'abord, j'ai un prénom, je m'appelle Eléonore. Ely, si tu préfères. Est-ce que moi, je te traite d'asperge? Non. Ensuite, tes clichés sont vraiment lamentables. C'est comme si je partais du principe que tu es un type prétentieux, orgueilleux, arrogant et arriéré uniquement parce que les trois/quarts des bulgares, pour ne pas dire la totalité, que j'ai rencontré jusque-là le sont.

    Docile, cependant, je tâche de me retenir de ne pas tirer sur ma main pour la retirer. S'il est suffisamment mature, il se rendra compte tout seul qu'il est ridicule. Comme si j'allais m'enfuir... A moins qu'il se rassure comme il peut après sa peur. Il doit jouer les mecs fiers pour me faire oublier sa tête sur la falaise. Franchement, si c'est le cas, je le trouve plus pathétique maintenant que tout-à-l'heure, clairement. Je lui jette un coup d'oeil avant de poursuivre sur le ton de la conversation :

    - Quoi que pour l'orgueil, y a de fortes chances. Quand on se croit irrésistible et qu'on nie avoir peur alors que c'est écrit sur son front, je vois pas d'autres mots. A part fierté, mais ça se rejoint. De rien, d'ailleurs, c'était un plaisir.

    Si le début de ma phrase est dite avec une voix sarcastique, il n'en ait rien de la dernière qui ne dissimule ni sarcasme, ni ironie et pas davantage de cynisme. J'ai pu en apprendre davantage sur lui, au passage, et ça me dérange jamais d'aider quelqu'un. J'aimerais dire que n'importe qui d'autre aurait fait comme moi, mais j'ai appris que non. Certains auraient juste fermés les yeux sur son état et passer leur chemin quand d'autres auraient essayés de lui faire peur encore davantage. J'ai jamais vécu de phobie de ma vie, mais vu sa tête, ça doit franchement pas être marrant. Je décide, de nouveau, d'échanger les rôles et de reprendre la main dans cette conversation :

    - D'ailleurs, tu ne m'as répondu. Il était de sa part ou de la tienne l'abandon et quoi c'était lamentable?

    Je lui jette un coup d'oeil en levant la tête, haussant les sourcils d'un air intéressé. La vie des autres m'intéresse toujours. J'aime à savoir dans quel monde je vis, et ça passe toujours par la vie d'autrui. Et puis, pour comprendre son prochain, ça aide, non? Alors que je tourne les yeux devant nous, j'aperçois l'escalier qui permet de descendre à la plage. Il est assez raide, mais s'il existe un autre chemin pour descendre, franchement, je ne le connais pas. Il veut vraiment descendre? Parce que franchement, s'il faisait pas le fier là-haut, je le vois mal descendre ses marches en pierres...
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MessageSujet: Re: Rencontre sur la falaise (ft. Eléonore McMillan)   Ven 16 Déc - 11:09



Je l'a trouvé drôle et plus intéressante encore. Elle n'était pas un vampire, bien sûr qu'elle n'en été pas un, mais bon qui sait je n'en ai jamais cotoyer peut-être qu'ils aiment les enfanst dans son genre? J'ai utilisé le terme enfant ? Oh pardon je voulais dire crevette, ce surnom semble lui sortir par tout les pores et je trouve ça amusant. Pensez ce que vous voulez moi j'aime embêter cette fille là, elle ne fait pas la mijaurée pour un rien et elle exprime même son désaccord d'ailleurs ce serait mentir que de dire que je n'essaye pas de me rassurer en gardant un contact avec elle, mais elle n'a pas besoin de l'entendre. Je ne gonfle l’ego de personne d'autre que moi ici bas.

"Traites-moi d'asperge si ça peut te faire te sentir moins petite, mais je trouve juste que ce surnom te colle à merveille Ely-coptère."

Je rigole un bon coup à ma blague de seconde zone puis la regarde d'un air amusé le sourire aux lèvres.

"C'est bon du calme Ely si tu ne rigoles pas de toi-même tu passera toute ta vie à faire attention à ce que disent les autres regarde moi je m'aime et je ne m'offusque pas pour un surnom ou une critique enfin sauf quand il s'agit de mes jambes ou de mes cheveux, on ne critique pas ses parties de mon corps point barre."

Je souris d'avantage quand elle me compara aux bulgares qu'elle avait côtoyé. Je suis tout sauf comme eux, je ne sais pas pourquoi s'obstine à le croire oui je suis fier de qui je suis et de ce que je suis, mais si je ne l'étais pas personne ne le serait pour moi pas même mon père. Je ne me crois pas irrésistible non plus, mais il faut avouer que j'ai un certain charme et peu de mal à discuter avec une fille qui m'intéresse voilà tout, elle n'y comprend rien la pauvre, je suis parfait c'est tout.

"Reste sur la fierté, et je suis suédois pas bulgare, ne me compare plus a eux s'il te plait j'aime beaucoup leur écoles, mais certains des élèves ont la fâcheuse manie de me donner une mauvaise image des bulgares."

Bien à cette hauteur je ne voir aucun danger, il y a bien les escaliers pour descendre sur la plage, mais je ne sais pas si avec cette fillette ce serait une bonne idée. Je n'ai pas peur de prendre ses escaliers, ni même ceux de l'institut, ma peur s'arrête au espace vide et au falaise et je dois prendre ses escalier pour me rendre dans ma salle commune, amis là n'est pas la question. La question est qu'est-ce que je eux faire avec cette crevette raleuse maintenant ?

"D'ailleurs, tu ne m'as répondu. Il était de sa part ou de la tienne l'abandon et quoi c'était lamentable?"

"Tu en lâches jamais le morceau hein ?"

Je soupire relâche sa main alors que je regardais l'heure, je ne peux pas encore la planter ici en disant qu'il fallait aller manger. Ne me reste plus qu'à répondre, elle savait placer ses pièce elle, attendre que je sois moi ronchon pour poser une des questions qui fâchent.

"Il était de ma part, mon père n'abandonne jamais. J'avais 13 ans quand j'ai abandonné l'idée de venir ici avant ma majorité, et Je le trouve lamentable parce qu'on m'a toujours répété qu'un homme n'abandonne pas et que avant même d'en être un j'ai déposé les armes sans me battre. Contente ?"

Si au départ je voulais en parler de façon détaché et désintéressé, j'avais fini par être dur en prononçant chaque mots. Je me tourne vers le parc lui tournant ainsi le dos préférant la vue de la nature à son air intéressé. Ma vie ne vaut pas un roman et encore moi d'être raconter, je me contente habituellement de parler de mon travail et de faire le clown pour passer la question, mais avec elle ça n'aurait que repousser un peu plus loin la question sans l’élucider.

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MessageSujet: Re: Rencontre sur la falaise (ft. Eléonore McMillan)   Lun 2 Jan - 22:47

    Moins petite? Il pense donc que c'est moi qui ait un problème de taille? J'ai 13 ans. Difficile de faire de deux mètres de haut dans ces conditions. Je vais grandir, c'est pas le problème. Le problème, c'est le traitement réservé aux petits. Sous prétexte que je suis petite, on me traite différemment, avec compassion, parfois comme si j'étais simplette ou idiote, ou que je ne vaux pas grand chose. C'est le problème des gens plus grands ou plus âgés, ils pensent que leur taille ou leur âge leur donne une certain droit de domination sur les autres, leur donne le droit de se moquer, de rabaisser les autres, ou leur fait croire qu'ils sont plus sages, plus intelligents... Je sais pas quel est leur problème au fond. Franchement, si la sagesse rimait avec vieillesse, Mr. Nikolov serait bien moins psychorigide, plus compréhensif, et je serais une idiote finie ce qui, sans vouloir me jeter des fleurs, est loin d'être le cas.

    Je lève les yeux au ciel en entendant sa suggestion. Ce n'est pas une question de surnoms mais de considération, et de la considération qu'implique ce genre de surnoms. Me calmer? Je hausse les sourcils. Je lui ai donné l'impression de m'énerver? C'est ça, s'énerver? Je n'ai pourtant pas l'impression d'être en colère... Cela dit, quand j'ai mis le feu à l'armoire du directeur-adjoint de Beauxbâtons, je n'étais pas non plus... En fait si, à ce moment-là, on peut dire que j'étais sacrément en rogne. Je commençais probablement à être énervée sans doute. En tout cas, j'ai pas encore mis le feu... Pas que je sache en tout cas... Un bref coup d'oeil autour de moi me le confirme. Tout va bien alors, je ne suis pas en colère.

    C'est moi où il me demande de ne pas être susceptible tout en avouant lui-même avoir des sujets de susceptibilité... Ses jambes ou ses cheveux? Je jette un coup d'oeil à ses cheveux puis à ses jambes mais fait une petite moue septique. Franchement, je vois pas le problème. Bon, certes, il est grand, mais je n'y vois là aucun sujet de moquerie. Quant à ses cheveux... Ça lui donne une certain style, je trouve. Pourquoi donc est-ce un sujet sensible?

    - Pourquoi tu aurais le droit à des exceptions sur ton physique et pas moi? En plus, le problème, c'est pas ma taille, c'est la façon dont on me traite à cause de ma taille. Et toi, c'est quoi le problème avec tes jambes et tes cheveux? Ils sont très bien tes cheveux, non?

    Suédois? D'accord. je l'ignorais. Je sais pas vraiment ce que ça change, mais après tout... Enfin, puisqu'il a goûté à l'amabilité des bulgares, tout comme moi, je conçois qu'il ne veuille pas y être associé. Je me contente donc de hausser les épaules, préférant me concentrer sur le fait qu'il vient d'un autre pays avec une autre culture. Que vient-t-il donc faire ici en Bulgarie s'il vit en Suède? Il n'y a donc pas d'école de magie là-bas? ...En fait, après réflexion, je ne crois pas. Mais pourquoi est-il venu ici s'il a une aussi piètre opinion des bulgares? Pardon? S'il y a une limite à ma curiosité? ... Mouahahaha! Pardon, je vais finir de rire dans un coin de ma tête.

    D'ailleurs, Pietro a tôt fait de se rendre compte que ma curiosité n'a pas de limites et que ma détermination a avoir la réponse à mes questions est presque aussi grande. Mais contrairement à d'autres, il ne m'engueule pas en me disant que ça ne me regarde pas ou ce genre de choses. Non, c'est à peine qu'il me souligne ma grande curiosité, ça pourrait ressembler à un reproche mais je me contente d'avoir la grâce de paraitre désolée avec une grimace. Disons que c'est parce qu'il m'a enfin lâché la main, c'est ma façon de le remercier.

    Je reste également silencieuse, attendant qu'il réponde à ma question, qu'il satisfasse ma curiosité, ce qu'il finit par faire, tandis que je le regarde, les mains nouées devant moi, avec un air innocent. Je l'écoute me parler de son père, de son souhait lâché d'aller à Durmstrang avant d'être majeur. Je ne le quitte pas des yeux, même si je reste songeuse. Ça a vraiment l'air de le toucher cette histoire, de le blesser... Il est déçu de lui-même... Une situation à laquelle je n'ai jamais été particulièrement confronté. Enfin, je me suis déjà trompé ou me suis rendu compte que j'avais fais une bêtise ou que je n'avais pas compris quelque chose d'évident, donc je me suis déjà fait des reproches, mais rien d'aussi... grave. Je ne me fixe pas de faire quelque chose d'important avant telle ou telle date, pas quand ça implique quelqu'un. Chercher des infos sur Durmstrang, par exemple, ça, c'est possible, mais pas de trouver Tat'Mira avant que je sois majeure. Je ne me fixe pas de dates en fait, c'est juste un but. Je l'aiderais quand je serais prête et apte à l'aider, pas avant, sinon, je risquerais d'être un boulet pour elle. Je la mettrais en danger comme moi.

    - Peut-être que ce qu'on t'a répété est faux... Tu y as déjà pensé?

    Pietro m'a tourné le dos pour regarder le parc. Un geste typique de protection. La chinoise me tournait le dos aussi quand ce dont elle me parlait était important, grave ou compliqué pour elle. Je lui laisse donc l'espace dont il a besoin. Je peux être curieuse sans pour autant être intrusive, il a le droit à son espace personnel pour pouvoir respirer un peu. Je ne suis pas sûre d'avoir déjà ressenti des regrets dans ma vie, du moins pas sur quelque chose qui me touche, alors je ne pense pas pouvoir répondre "je comprends". Je suis donc passée directement à l'étape "voir les choses autrement".

    - Après tout, tu es quand même là, non? Et tu as dû faire plein de choses intéressantes avant de venir ici. Comment ça se fait qu'il ne voulait pas que tu viennes à Durmstrang? Il préférait d'autres écoles ou... non, ce serait pas logique...

    Si son père préférait d'autres écoles, il serait content d'y avoir échappé, mais dans son explication, il n'y a que la déception qui ressort, rien qui relève d'un demi-succès.

    - Il considérait que Durmstrang n'était pas sûre comme école? D'ailleurs pourquoi tu voulais venir ici? Tu n'as pas l'air de porter les bulgares dans ton coeur...

    J'aurais mieux voulu proposer plusieurs hypothèses, mais en fait, je n'en trouve pas d'autres. Je compatis quand même pour Pietro. Jusque-là, aucun adulte n'a fait plier mes projets ou ne s'est mis sur mon chemin, alors que je ne sais pas ce que c'est d'échouer pour un truc important, mais j'ai connaissance de leur acharnement à vouloir diriger la vie des plus jeunes comme s'ils savaient obligatoirement ce qui est bien ou non de faire parce qu'ils ont eu une vie. Je crois que tous les enfants payent le prix du passé, des erreurs, et des principes de leurs parents. Comme on dit, l'enfer est pavé de bonnes intentions.

    D'un air intéressé, mais toujours avec mon visage innocent, j'attends que Pietro me réponde... ou m'envoie balader. A voir jusqu'où va sa patience... J'espère un peu plus loin que ça, mais bon, je ne m'attends pas à des miracles. Les gens sont toujours pudiques avec leur vie, comme si elle contenait des douleurs que personne ne pouvait comprendre. Mais si tout le monde pense la même chose... peut-être que tout le monde a tort.
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MessageSujet: Re: Rencontre sur la falaise (ft. Eléonore McMillan)   Ven 6 Jan - 14:17


"Oui je sais. Ma mère aussi les trouvent très bien comme ils sont et justement je n'aime pas que l'on critique le peu que ma mère aime chez moi. Pour ta taille c'est comme ça depuis que l'Homme, et là il s'agit de celui avec un grand h, sait que les plus jeunes, donc plus petits, n'ont pas encore fini de grandir et donc de découvrir le monde qu'ils connaissent eux..ils prennent ça comme un droit de rabaisser les petits même ceux qui sont déjà adulte pour celles qui n'ont pas eu la chance d'encore prendre quelques centimètre. T'inquiète pas j'y suis passé moi aussi, on y passe tous."

Je n'ai pas chercher à lui donner une réponse plus rechercher, j'ai dis ce que je devais lui dire pour aussi bien satisfaire son envie de réponse le le mien d'être le plus clair possible.

Elle remit la question de l'abandon et dans le mouvement j'ai libéré sa main en disant qu'elle ne lâchait jamais le morceau. Il faudrait plus de gens comme elle dans se monde pas non une porté de lapin, mais elle, je n'sais pas, il y a quelque chose dans sa curiosité qui entraîne à vouloir lui donner une réponse... qui sait peut-être que dans trois heures je serais soulagé de ne plus avoir à donner de réponse à ses questions.

Je m'étais exprimé le plus calmement possible, bien que ma voix n'avait rien de très neutre. Je me sentais d'une certaine façon... dans le même état d'esprit que ces gens qui échouent, mais je ne peux décemment pas associer ce mot à mon image. Non un Von Rosen ne se rabaisse pas, il n'avoue pas son échec et abandonne encore moins. Tu m'étonnes que mon vieux ait eu envie de me garder à la maison j'étais misé... Je n'avais rien d'un homme et maintenant encore je ne sais pas si je le suis vraiment. Je reste face au parc et commence à observer la cime des arbres alors que Léo me demande si j'avais déjà pensé que ce que l'on m'avais répété était faux, un ricanement secoue mon corps deux trois fois sans le moindre amusement.

"Ce n'est pas une question de vrai ou faux Ely, c'est comme ça, c'est un fait. Toi tu n'abandonnerai pas une chose sans même l'avoir essayé non ? C'est une vérité comme celle qu'il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué."

Je ne voulais pas paraître froid ou distant, mais me dire que cette fille de 13 ans a plus de volonté que moi à son âge me met mal à l'aise j'ai l'impression de n'avoir été qu'un bou.. Je me désole c'est très sérieux.

Oui je suis là maintenant, avec 7 années de retard, je suis le plus vieux première année de l'école, je ne suis pas foutu de retenir un sort et je dois porter l'ancestrale nom des Von Rosen, je me réjouis du fait que nous ne soyons pas si pur que cela en fin de compte, je n'aurais pas supporter les remarques de mon père sur ma médio... Ma difficulté à assimilée déjà qu'il en fait assez sur mon style de vie et mon look au quotidien. Vivement que j'en finisse et que j'aille vivre dans une belle petite réserve entourer de dragons. C'est tout de même comique de ce dire que je veux quitter tout mes privilèges pour aller me frotter aux dragons.. Je dois avoir un côté masochiste derrière tout cet amour-propre.

Moi dans une autre école ? C'est encore une chose que mon père ne saurait pas faire, il me ventait Durmstrang matin et soir gamin et il n'arrêtait pas de dire que les hommes de notre famille n'était jamais aller dans d'autres écoles à l'exception des "bannis" qui ne vivaient plus en Suède. Ma famille à un sérieux problème avec le sang et les opinions politique divergentes. Mon père a voulu épousé ma mère contre la volonté des anciens qui refusaient d'avoir du sang moldu dans la lignée disant que nos ancêtres suédois suffisaient amplement à la décadence du sang sorcier coulant dans nos veines. Il a plaidé le rafraîchissement et les problèmes de co-consanguinité en Angleterre pour ne pas avoir à épouser une vielle fille d'une famille de sang-mêlé et avoir son mariage d'amour avec ma mère...je ne crois pas que j'aurais le droit à la même clémence j'ai déjà de la chance d'être né sorcier et non cracmol.

Je me perds vraiment trop vite dans mes pensées et dévisage Eléonore en essayant de me rappeler ses derniers mots. Elle a parlé de Durmstrang, de quelque chose qui n'était pas sûre et j'ai cru comprendre le mot bulgare et coeur... Qu'est-ce qu'elle a dit avant ça ? Ah oui mon père qui ne voulait pas m'envoyer ici ni ailleurs.

"Je ne suis pas né à la bonne période, quand j'aurais dû intégrer l'Institut elle venait de rouvrir, mon père n'aimait pas la tête de la directrice et tout les incidents qui ont suivi -en plus de sa mort- ont renforcé ses arguments contre l'école faisant que chaque année il avait une raison de plus de dire non et je pense que ça a aussi un rapport avec une autre chose privé de notre vie de famille."

Du moins c'est ce que je pense. Je n'lui ai jamais posé la question, je n'y pensais pas vraiment étant gosse, je voulais faire le magie et lui il refusait alors je n'faisais rien. Dans un sens j'ai été un bon fils, mais maintenant que je suis majeur dans les deux mondes il ne peut plus vraiment me limiter comme avant, si je décide de rejoindre une délégation de sorcier birmans il ne pourra pas vraiment poser de veto il n'en a plus.

"Il ne pouvait pas, c'est une tradition chez nous, les garçons vont à Durmstrang et les filles -qui se compte sur les doigts d'une main- vont à Beauxbâtons bien que mes cousines soient encore enfermée chez elles avec leur institutrice. C'est une famille de malade."

Je soupire un bon coup puis me reformule sa phrase en tête faire des choses.

"Oui j'ai eu l'occasion de découvrir le monde moldu en général je ne suis donc pas sorcier à se perdre dans les grandes villes, je sais me débrouiller de Buenos Aires à Shanghai et me balader seul dans Paris bien que mon français soit du niveau d'un enfant en plein apprentissage. Oh je ne les aime pas c'est un fait bien que du sang bulgare bien vite diluer ans du sang suédois coule dans les veines de ma famille, on ne les supportent pas, mais leur école répond au cri... Bref c'est cette école et pas une autre."

J'aurais pu lui parler de la vrai raison du pourquoi du choix de cette école, mais il s'agit d'une partie sombre et gardée de ma famille qui suit d'ailleurs une autres conditions concernant tout les sorciers diplômé ou aguerri que mon père refus de me dire.

"Et toi alors Ely pourquoi es-tu là ?"
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MessageSujet: Re: Rencontre sur la falaise (ft. Eléonore McMillan)   Ven 17 Mar - 19:09

    Après son père, sa mère. La bonne nouvelle, c'est qu'il semble aimer au moins l'un de ses deux parents. La mauvaise... et bien, c'est l'autre parent. Et la susceptibilité qui découle de son lien avec sa mère. Je ne suis pas sûre de comprendre en quoi le fait que sa mère aime ses cheveux a un rapport avec le fait qu'il n'aime pas qu'on les critique, cela dit. Si sa mère aimait ses pieds, il serait susceptible pour tout ce qui concerne ses pieds? C'est pas un peu bizarre? Absurde? Ou bêtement illogique? J'en sais trop rien. J'ai pas de parents, donc je peux difficilement comparer avec ma situation, et Tat'Mira ne m'a jamais fait de compliments qui m'est marqué pour que j'ai ce genre de réaction.

    De toute manière, Pietro a déjà enchainé sur le reste de ma remarque, et ce qu'il dit... confirme ce que je pense et n'est pas forcément agréable à entendre. Je déteste ce droit que prenne les plus âgés à faire la morale aux plus jeunes, je déteste les secrets qu'ils leur font, je déteste leur égoïsme et leur suffisance, et je ne pense pas être la seule dans ce cas-là. Alors pourquoi aucun adulte ne s'est jamais dit qu'il serait sympa d'éviter de reproduire les même erreurs? De faire les mêmes conneries? Il est en train de me dire que le schéma consistant à dire qu'un gamin battu battra ses propres enfants est normal. Dans la norme, peut-être, mais bien? Certainement pas.

    Je hausse un sourcil et lui répond du tac au tac :

    - Et parce que tout le monde y passe, c'est normal? C'est surtout injuste et injustifié. On devrait nous permettre de faire nos choix, nos erreurs, nos expériences et arrêter de nous mentir. Ça, ce serait un vrai exemple de maturité et de responsabilité. Je vais certainement pas me laisser me dicter ma vie uniquement parce que je suis plus jeune ou plus petite, c'est pas pertinent comme argument. C'est même pas un argument.

    Je fais la grimace, avec une petite moue presque méprisante. C'est pas contre lui, hein, c'est simplement cette attitude consistant à se contenter de ce qui existe parce que ça existe. Si les gens tuaient leurs jumeaux, devaient défier un dragon à 11 ans ou porter une bouse sur le crâne à leur puberté, ce serait normal aussi parce que "tout le monde y passe"? Quoi que dans le deuxième cas, tout le monde serait mort depuis belle lurette... Les traditions, l'habitude, la norme, c'est pas une excuse à ce genre de comportement despotique. Et peu importe ce que despotique veut dire.

    Alors que Pietro me tourne le dos, à quelques pas devant moi, je suis un peu embêté. J'avais espérer pouvoir faire quelque chose pour lui, mais son ricanement m'apprends que je suis très loin du compte. En plus, ce qu'il dit ne m'aide pas à l'aider. Il est vrai que je ne suis pas du genre à abandonner une idée sans avoir fait tout ce qu'il faut pour ça, mais est-ce pour ça que j'obtiens toujours ce que je veux? C'est loin d'être le cas. La différence, c'est que je ne me pose pas de date limite. Si j'échoue une fois, c'est pas grave, je trouverais plus tard un autre moyen. J'abandonne pas, je met de côté en attendant de trouver mieux. Cela dit, je suis pas certaine que me prendre en exemple soit une très bonne idée sur ce coup-là. Il va encore plus perdre confiance en lui... Tat'Mira saurait quoi dire elle... Que ferait-elle? Hum... Pourquoi pas. Pas sympa, mais pourquoi pas. Je haussa négligemment la parole en m'approchant de lui :

    - La vérité, pour ce genre de conception, ça n'existe pas, c'est des conneries. Sinon, ce serait la même pour tout le monde. Abandonner un combat qu'on ne peut pas gagner, ce n'est pas de la lâcheté, c'est de la sagesse.

    Je n'ose pas lui dire que s’apitoyer sur son sort, c'est davantage autodestructeur que pertinent parce que... et bien, c'est quand même moi qui l'est poussé à parler. Ce serait pas cool de lui reprocher de l'avoir fait. Surtout que c'est pas le cas. Mon regard croise celui de Pietro avant que je ne hausse les épaules, détournant les yeux vers la mer pour préciser :

    - Je paraphrase ma tante. C'est la meilleure sorcière du monde.

    Je sais qu'il va me juger naïve de dire ça, alors j'enchaine directement :

    - Tu n'as pas abandonné, tu as différé ton combat. C'est comme moi, je veux retrouver Tat'Mira. Mais je sais que je serais un danger pour elle à l'heure actuelle, alors, j'attends d'être plus forte pour le faire.

    Je détourne les yeux des eaux déchainés qui se brise probablement contre les falaises en bas pour regarder Pietro et lui sourire :

    - C'est comme ça la vie. Tu peux considérer que tu as échoué et t'autodétruire, ou que c'était juste une étape pour réussir autre chose ou autrement.

    Je crois que je l'aime bien, ce Pietro. Bon, il était dérangeant à me prendre la main, et il a un côté fragile qui le plombe, mais au moins, il ne ment pas, ne me rembarre pas, ne se drape pas d'arrogance ou de dédain. Je crois que... Et bien, s'il a un minimum de considération pour moi, je pourrais tolérer le surnom dont il m'a affublé. Du moment que ça ne veut pas dire qu'il me juge inférieure à lui, que ce n'est que affectif... Moui, je crois que je pourrais prendre sur moi pour le tolérer. Qui sait, je m'y habituerais peut-être.

    En attendant que Pietro sorte de ses pensées, je continue de marcher vers l'Institut. Ce parc est véritablement immense, c'est dingue. Sans l'arrogance du personnel de l'école, je pourrais me plaire ici. Malheureusement, je ne peux guère compter sur un minimum d'humilité de leur part. Un regard vers Pietro m'apprends qu'il est encore dans ses pensées. Ce n'est pas grave. Je peux me satisfaire du silence encore pendant quelques instants. J'adorais savoir à quoi il pense, sur quels terrains l'emmène son esprit, mais ce serait indiscret, je vais respecter sur intimité pour l'instant. Après tout, il a répondu à mes questions avec plus de sincérité que la plupart des gens que je connais, alors je peux bien lui laisser un peu d'espace. Avec Emily, ce sont les seuls qui m'inspirent confiance.

    Pietro semble soudain revenir dans la réalité et réponds à mes autres questions, à mes hypothèses. Je comprends les réticences de son père de l'envoyer à Durmstrang, mais il a dû zapper le topo expliquant que surprotéger son enfant est aussi nocif que le lâcher dans une fosse de dragons. Quant à la chose privée... J'apprécie que Pietro me le signale s'il ne veut pas m'en parler, parce que, forcément, j'ai envie de savoir de quoi il s'agit. Il aurait pu s'abstenir de le mentionner pour se protéger de mes questions. Mais il ne l'a pas fait. Du coup, me voilà tirailler entre l'envie tenace de poser la question et celle de la lui épargner pour le remercier de sa franchise... J'opte pour un compromis : je lui demande si je peux poser la question :

    - Je peux savoir ce que c'est que cette chose privée ou c'est une manière élégante d'éviter de me mentir tout en me disant que tu ne veux pas m'en parler?

    Ceci étant dit sans ironie ni pression. Je ne me vexerais pas s'il ne veut pas m'en parler. Enfin, j'essayerais de ne pas me vexer. En même temps, qui peut me vexer hormis les gens que j'estime? Mais disons que je n'insisterais pas s'il ne veut pas m'en parler. En attendant, Pietro continue son explication, pour mon plus grand plaisir. Toute cette histoire me parait bien spécial à moi. Je me garde de tout commentaire sur cette histoire de tradition, je crois qu'il a compris mon point de vue sur les trucs qu'on fait pour copier nos ancêtres sur 10 générations. Encore un avantage que j'ai : je connais pas mes ancêtres. Si je fais comme eux, ce sera certainement pas par désir de faire pareil. Il n'y a qu'une personne que je copie, mais c'est justifié, c'est la meilleure sorcière du monde, c'est ma tante. J'ai imité son tutoiement, j'ai pris pour moi sa philosophie concernant les différences entre les sangs-purs et autres, ainsi que sa manière de prendre la vie. En même temps, c'est Tat'Mira quoi. La perfection absolue. Bon, je l'ai pas vu depuis dix ans, donc mon avis est en parti subjectif, mais en tout cas, je n'ai rien vu qui clche chez elle, rien dont je pourrais me méfier.

    Je souris en l'entendant qualifier sa famille de "malades" mais m’abstiens de lui signaler que techniquement, il a hérité de pas mal de leurs caractéristiques. C'est certainement pas le genre de choses qu'il veut entendre et je m'en voudrais de chipoter sur des détails qui risquent de ne pas lui plaire. Quant à aimer ou non les bulgares... Il a conscience qu'il généralise et que, donc, il se montre injuste envers la portion des bulgares qui ne sont ni arrogants ni antipathique? Je dois avouer qu'hormis Nikola -et encore- aucun ne sort de cette définition, mais c'est pas parce que je n'en ai pas rencontré qu'ils n'existent pas.

    Je devine que le mot qu'il a coupé est le mot "critère" et ça m'intrigue. Il m'a déjà dit que c'était une question de tradition, alors pourquoi taire la fin de sa phrase? Est-ce qu'il me cacherait pas quelque chose? Je réponds machinalement :

    - Les critères de ton père, c'est ce que tu voulais dire, hein? Ou plutôt de ta famille sur des générations. Je serais curieuse de savoir ce qui leur plait tant à Durmstrang. Si je parie dix gallions sur l'aspect disciplinaire, je remporte le pari ou pas?

    Mais Pietro a déjà enchainé pour me renvoyer, en quelque sorte, la question. S'il pensait ainsi me faire parler de moi, il s'est planté de question. Les raisons de ma présence à Durmstrang sont extrêmement simples et basiques. Il n'y a rien de compliqué, de mystérieux ou de tordu : la curiosité. Je lui souris avant de répondre :

    - Tu connais Nikola Ivanov? Je l'ai rencontré à la bibliothèque de la Grande Ville. Ses histoires de famille m'ont intrigués et j'ai voulu en savoir davantage sur la culture bulgare. J'avais déjà rencontré une bulgare un an avant, et la fille était convaincu que les sang-pur existaient. J'ai voulu savoir si ce mythe était partagé par tous ici. Et malheureusement... c'est le cas. Cet aveuglement est affligeant. Cela dit, je ne suis pas déçue du voyage, le parc est magnifique.

    Je termine ma phrase par un sourire franc et joyeux, parfaitement sincère. Il y a une multitude de choses à découvrir ici, c'est chouette. J'ai eu la réponse à la question pour laquelle je suis venue, mais c'est pas une raison pour ne pas m'intéresser à tout le reste.
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MessageSujet: Re: Rencontre sur la falaise (ft. Eléonore McMillan)   Jeu 22 Juin - 18:29



J'ai dû lui paraître étrange à être figé dans ma réflexion. J'ai entendu ce qu'elle m'a dit et je trouve ses pensées louables pourtant, je ne sais pas m'y raccrocher. Certainement, un effet de mon éducation auprès de mon père et de ses frères tous si fiers d'êtres des hommes et des sorciers de surcroît ; alors que les femmes de notre famille possèdent de meilleurs gènes, et une plus grande facilité à développer des spécialisations magique que nous. J'ai toujours jalousé ma cousine Stalinisa et sa capacité à comprendre les sorts comme s'il s'agissait d'une partition de musique - d'ailleurs, elle joue divinement du piano,mais elle m'agace également à agiter son corps sous mes yeux en riant du fait qu'elle fait partie des filles que je ne peux pas toucher sans avoir de sérieuses intentions. Une véritable garce adorable comme personne, principalement quand j'ai besoin d'affection féminine ne venant pas de ma mère... Non, je ne suis pas un incestueux juste qu'une douce poitrine et un câlin dans un salon arrière ça n'a pas de prix dans mon monde.

Vous me direz, mon oncle -son père-, pense que nous avons du potentiel ensemble à force de nous voir ensemble durant les réunions de famille... Je devrais passer moins de temps avec Stalinisa. Je ne souhaite pas finir avec une cousine pour épouse, même avec celle-là. Elle me rappelle notre grand-mère, un digne partisan de Machiavel, cette vieille folle.

Je me suis encore perdu avec mes explications. Ely fait remonter des choses que je n'aime pas trop remuer, parce qu'il le fait, parce qu'elles font réfléchir ou simplement parce qu'elles me gênent et me donnent envie de crier contre mon père. Mauvaise idée.

-Oui, nous pouvons dire que c'est une façon élégante de te dire "Je n'en parlerai pas, mais je ne mentirai pas pour autant parce que tu n'aimes pas les mensonges.", mais ça peut tout aussi bien être une façon de te faire languir. Ricanais-je en gardant même propre main dans mes poches.

Je change vite de sujet en partant sur un autre sujet et finis par lui demander ce qui l'a amené à venir. Sa réponse fait se soulever les coin de mes lèvres de façons incontrôlées.

-Je vois. Tu aimes les histoires de famille. Le nom Ivanov me parle, c'est un Zemlya, c'est cela ? Enfin bon, je ne vais pas te demander ça, tu dois n'en avoir aucune idée.

Nous nous retrouvons sur un terrain plus plat et je réalise enfin que nous venons de quitter les falaises et que deux options s'offre à nous : aller vers la plage ou nous rendre à l'Institut pour tourner en rond jusqu'à l'heure du déjeuner. Sa curiosité pourrait en déranger plus d'un, moi le premier, mais je ne sais pas pourquoi son ton franc et dépourvu de tout tact me rappel celui de mes petites-cousines et par la même occasion mon vieux désir d'être grand frère et d'avoir des sœurs à protéger des garçons aussi vicieux que moi. J'aurais été un véritable chevalier servant, j'aurais même été capable de les suivre à BeauxBâtons pour chasser les loups loin d'être. Cette crevette me plait bien.

- Tu constateras que je n'ai pas répondu à ta question et pour cause : j'ai faim. Je te propose donc d'aller trouver une place au chaud en attendant que l'heure du déjeuner nous rattrape. Tu viens ma p'tite crevette ?

Je lui présente mon bras comme je l'aurais fait une dame et lui sourit comme si je pouvais tout lui dire et qu'elle pouvait en faire tout autant. J'ai presque envie de lui faire un immense câlin tellement sa frimousse et adorable même avec ses petites grimaces.

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