Durmstrang & Magie
Bonjour et Bienvenue à Durmstrang jeune sorcier!

Si tu n'as pas encore mit un pied dans notre univers magique, il est obligatoire d'aller s'inscrire dans notre Monde. Ici, ce n'est qu'une école!

Si tu es déjà inscrit et que tu as choisis d'étudier à Durmstrang, qu'attends-tu pour aller en cours?

Tu veux en savoir un peu plus? Alors saches que Beauxbatons accueille principalement des garçons, mais si tu es une fille il reste encore de la place Wink
Vous serez réparti dans l'une des trois maisons (Pozhar, Voda, Zemlya) et vous devrez tout faire pour la faire gagner! Cette maison sera donc votre seconde famille, et ce pendant 8 ans!
Sans compter que vous avez 6 matières obligatoires (Bienséance & Gestion du domaine, Magie Fondamentale, Potions & Ingrédients, Arts Occultes, Monde Magique & Civilisation, Vol), à partir de votre 3ème année vous devrez choisir une Option (Magie Approfondie, Métamorphoses, Êtres Inférieurs) et à partir de votre 7ème année encore une autre option (Occlumancie & Légimancie, Géopolitique Magique). Sans compter que des garçons se doivent d'être musclés, et des cours de sports sont donc proposés (Aviron, Escalade, Randonnée sportive, Quidditch, Tir à l'arc, ...). Mais des initiations sont aussi proposée (Initiation aux Soins Magiques, Transplanage) pour faire de vous le meilleur sorcier à votre sortie de l'école!
Un programme bien chargé n'est-ce pas? Alors ne perds pas ton temps et dépêches toi de rejoindre Durmstrang! A moins que Beauxbatons ou Poudlard ne te tente?



 

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 Une coopération s'impose [Philipp, Borislav & Davin]

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MessageSujet: Une coopération s'impose [Philipp, Borislav & Davin]   Ven 30 Sep - 11:31

    Une déchirure se fit dans l'espace, au milieu de la place qui se trouvait au coeur du ministère de la magie bulgare, d'où sortit un homme plutôt âgé, le visage sévère, vêtus d'un cape en peau de dragon vert cuivré recouvrant un costume en cuir de dragon vert sombre coupé de touches noirs dont son pantalon, et argenté pour les détails. Sans un regard pour les sorciers qui marchaient, traversaient la place, également pris par leurs affaires, leurs urgences ou leur vie privée, le vieil homme de haute stature fendit la foule pour se diriger droit vers le bâtiment massif, d'aspect gothique qui lui faisait face et pénétra dans le hall pour se diriger vers l'une des nombreuses cages d’ascenseurs qui ponctuaient le hall.

    Davin Nikolov était un homme important et influent, pas le genre de sorciers que l'on peut se permettre de contredire si on ne souhaite pas avoir d'ennuis. Mais si l'homme était exigeant et peu aimable, son intégrité en faisait quelqu'un qu'on ne souhaitait pas particulièrement agressé ou à qui on voulait s'opposer puisqu'il était raisonnable et raisonné et ne causait de torts à personne d'autres que ceux qui les méritaient. Après une longue carrière au ministère où il avait touché à plusieurs départements : oubliators, magenmagot, direction de départements, c'est à Durmstrang qu'il avait été envoyé pour seconder l'un de ses anciens protégés. Cela n'avait aucunement réduit son cercle de relation et son influence mais lui avait donné un recul sur certaines situations. Davin n'était pas un homme d'action, il tirait les ficelles, c'est ce qu'il savait faire de mieux : réfléchir, anticiper, mettre un plan en route.

    C'est pour cela qu'il était ici. Lui-même et Philipp Von Roppelt avaient été convié à une réunion privée avec le ministre de la magie bulgare pour organiser la manière dont les écoles allaient pouvoir réagir face aux créatures lâchés dans le monde, une diversion montée de toutes pièces par Malo, puisque le secrétariat et les ministères avaient fait appel à la bonne volonté des élèves aptes à se défendre. Au vu des dernières informations qu'il avait reçu, la réunion s'attarderait également probablement sur le renvoi de la directrice-adjointe de Poudlard qui annonçait du mouvement au château anglais, autant du côté des mangemorts de la Retrac que du côté de l'Ordre qui ne resterait pas sans réagir.

    Davin arriva rapidement, à l'aide de l’ascenseur, au niveau où se trouvait le bureau du ministre de la magie et en sortit pour s'y diriger. Il connaissait suffisamment les lieux pour savoir vers où il allait. Il s'arrêta devant le bureau de la secrétaire du ministre qui le reconnut immédiatement et l'avait remarqué quelques mètres avant qu'il n'arrive devant elle. La femme, d'un âge mûr, s'inclina brièvement vers lui, une marque de respect dû à son rang.

    "Mr. Nikolov.
    - Madame. J'ai rendez-vous avec le ministre de la magie.
    - Bien sûr. Le directeur de Durmstrang vous suit-il?
    - Il ne devrait pas tarder.
    - Bien, je vais prévenir Mr. le ministre."

    La secrétaire quitta son siège et toqua brièvement et doucement à la porte du bureau du ministre avant de l'ouvrir trois secondes après pour pénétrer dans la pièce et refermer la porte derrière elle. Davin resta debout à côté du bureau de la secrétaire, attendant l'arrivée de son supérieur et le retour de la secrétaire. Borislav ne devait en rien son poste à sa personne mais au soutien de Philipp. Lui-même aurait choisit un autre sorcier, plus en phase avec ses convictions, mais le choix n'en était pas moins pertinent pour autant puisqu'ils combattaient tous les mangemorts, et l'Ordre du Dragon. Il prendraient probablement très au sérieux les mouvements dans les camps anglais.

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MessageSujet: Re: Une coopération s'impose [Philipp, Borislav & Davin]   Ven 28 Oct - 17:14

Le plus gros problème de Borislav Lazarov, c’est qu’il est honnête. Trop honnête. Et un ministre honnête…ce n’est malheureusement pas un bon ministre.
J’ai toujours eu un doute concernant ses capacités à gouverner un pays... j’avais peur qu’il n’ait pas la carrure pour endosser de telles responsabilités. Pourtant, ça ne m'a pas empêché de l'aider à accéder à ce poste qu’il convoitait tellement. Bien sûr, j’avais parfaitement conscience que je le jetais dans une arène d’où il ne pourrait probablement plus sortir, mais je n’ai jamais regretté ce choix. Parce qu’en dépit de tous ses défauts, Borislav fait partie de ces rares personnes à être loyales jusqu’au fond de leur âme. Et c’est pour ça que je l’ai soutenu : parce que je savais qu’une fois au pouvoir, il ne me trahirait pas. Mieux : qu’il ferait tout pour m’aider à mon tour. Et jusque-là, c’est exactement ce qu’il a fait.

J’ai déjà entendu beaucoup de sorciers nous qualifier « d’amis ». Mais je ne pense pas que ce soit le cas. Enfin je veux dire, nous nous entendons bien tous les deux, je connais sa vie privée autant qu’il connait la mienne…mais je ne pourrais jamais considérer Borislav autrement que mon ancien professeur. Pendant longtemps, il enseignait la magie fondamentale à Durmstrang, et il a même été mon directeur de maison quand j’étais encore étudiant. C’était le genre de professeur un peu tête en l’air, bon vivant, complice, et qui ne donnait jamais de devoirs. Le genre de prof à qui on peut confier ses craintes, et que tous les élèves du monde rêveraient d’avoir. D’ailleurs, c’est un peu grâce à lui que je dirige l’institut aujourd’hui. Il m’a encouragé à reprendre son ancien poste quand lui-même s’est lancé dans la politique. Quand je pense que c’était il y a presque dix ans…


C’est sur ces pensées que je monte la dernière volée de marches qui mène à l’aile ouest du Ministère de la Magie. Ce n’est pas à proprement parler un raccourci, mais au moins, ça m’évite de passer par le bâtiment principal, généralement bondé à cette heure-ci. Et je n’ai aucune envie d’affronter les regards sceptiques des employés qui se promènent dans les couloirs, ni de répondre à leurs questions muettes. Après tout, je n’ai rien à faire ici. Je devrais sagement être en train de donner cours à Durmstrang, loin de l’agitation qui règne dans la capitale bulgare. Sauf qu’un déséquilibré a eu l’idée lumineuse de lâcher une horde de créatures dangereuses sur la population, et que ma demi-sœur a choisi ce même moment pour se séparer de son fidèle bras droit. En quelques jours, ces deux nouvelles ont ébranlé toute l’Europe magique, et ont inévitablement fini par arriver aux oreilles de Borislav Lazarov. D’où ma présence ici, suite à une convocation d’urgence de sa part... Même si je ne vois pas très bien en quoi je pourrais lui être utile : je ne suis ni politicien, ni stratège et j’ai déjà démontré plusieurs fois que mon talent de diplomate est…comment dire…extrêmement limité.

Quelques minutes plus tard, j’arrive devant le bureau personnel du Ministre. J’ai à peine le temps de réajuster le col de ma cape que j’aperçois déjà Davin au fond du couloir. Je lui offre un sourire poli et le salue brièvement de la tête.

« Davin. »

À en croire le fauteuil vide en face de moi, la secrétaire de Borislav a dû aller le prévenir que nous étions arrivés. D’ailleurs, j’ai trouvé ça étrange que le ministre demande à nous voir dans son bureau. Parce qu’en Bulgarie, le pouvoir politique n’appartient pas au Ministre, mais au conseil magique. Et depuis l’assassinat de Seela, je n’ai pas assisté à une seule réunion au Ministère sans le conseil magique. Ils nous tiennent à l’œil, c’est évident… Ce qui voudrait dire qu’aujourd’hui Borislav aurait des choses à cacher à son gouvernement... J’espère sincèrement qu’il sait ce qu’il fait, parce que j’ai comme un mauvais pressentiment.

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MessageSujet: Re: Une coopération s'impose [Philipp, Borislav & Davin]   Mer 7 Déc - 22:34

D’un geste nerveux, Borislav rajusta ses boutons de manchette et jeta un œil critique à son reflet. Tout devait être impeccable pour la réunion de cet après-midi, il était hors de question de laisser le moindre détail au hasard. Après tout, ce n’est pas tous les jours que l’on recevait les deux directeurs de Durmstrang pour une entrevue privée. Et le ministre voulait faire bonne figure. Il le devait. Même si ça n’allait pas être simple, face à deux hommes plus influents et plus puissants que lui.
Nikolov et von Roppelt étaient tous les deux réputés pour être de fins stratèges à qui rien n’échappait jamais. C’étaient des joueurs d’échecs, des hommes à la logique implacable qui prévoyaient chaque coup longtemps à l’avance. Face à eux, Borislav s’était déjà senti plusieurs fois démuni, et c’était pourquoi il avait préparé la réunion d’aujourd’hui avec une rigueur qui ne lui ressemblait pas. Il avait vu et revu chaque point de son argumentation dans les moindres détails, espérant que ce serait suffisant pour se montrer à la hauteur de ses futurs interlocuteurs. Il allait falloir faire preuve de tact et de lucidité s’il ne voulait pas perdre la face.

Ce fut sur ces pensées peu réjouissantes que quelques coups timides furent frappés à la porte de son bureau. Sa secrétaire personnelle entrouvrit juste assez le battant pour pouvoir se faufiler à l’intérieur de la pièce et annonça l'arrivée des deux directeurs d’une voix professionnelle.
Borislav grommella un vague remerciement et attendit que la jeune femme soit ressortie pour se redresser, écarter légèrement les épaules et aller accueillir lui-même ses invités. Ces derniers l’attendaient déjà dans le couloir, aussi ponctuels que dans ses souvenirs. Il s’écarta du passage pour les laisser entrer et referma la porte derrière eux.

« Bonjour messieurs. Je vous en prie, installez-vous. »
Par réflexe, le ministre chassa une poussière invisible de sa robe de sorcier pourtant impeccable, et dans un geste d’invitation, il désigna les deux fauteuils vides à ses interlocuteurs avant de s’installer lui-même derrière son bureau. Il profita qu’ils s’installaient pour les dévisager rapidement.

Davin Nikolov, ancien oubliator de renom, langue de plomb et conseiller du directeur du département de la justice magique, chef adjoint du département des mystères et plus tard conseiller du ministre de la magie lui-même... Une carrière faite de gloire et de titres qui feraient pâlir d’envie n’importe quel sorcier de ce bas monde…. Un homme à l’intelligence froide et acérée, un homme de valeurs et de principes, un homme de talent. Il pouvait paraître aigre et apathique, mais au moins avec lui Borsilav savait à quoi s’en tenir. Pas comme avec Philipp, qui était plus…imprévisible.

Philipp von Roppelt justement : l’héritier légitime des Retrac. Borislav le connaissait bien : il l’avait vu grandir, l’avait conseillé, l’avait guidé. Mais avec les années, il s’était rendu compte que Philipp n’était pas le genre de personne à se laisser guider : il n’en faisait qu’à sa tête, n’obéissait qu’à ses propres lois et était capable de la plus grande sagacité comme des pires folies. Borislav se méfiait de lui : il était puissant, peut-être même plus puissant que Nikolov lui-même, mais il ne le montrait pas. En fait, personne ne savait réellement de quoi il était capable, ni ce que cachait ce masque d’impassibilité teintée de nonchalance dont il ne défaisait jamais. C’était peut-être ce qui était le plus effrayant chez lui : ce mélange de colère et de calme, de fougue et d’indifférence.

Oui…il allait vraiment falloir faire preuve de tact.

« Bien. J’imagine que vous n’êtes pas sans savoir ce qui se passe actuellement dans le Monde Magique…pour l’instant la Bulgarie a été relativement épargnée, mais tout laisse à penser que ce n’est qu’une question de temps avant que nous aussi ayons affaire à des hordes de créatures magiques dangereuses… et bien que pour l’instant nous n’ayons pas de confirmation quant à l’identité du responsable…»
Borislav marqua une légère pause et lança un regard en coin à Philipp. Il y avait de fortes chances pour que le coupable ne soit personne d’autre que Malo Retrac, mais le ministre préférait ne pas s’attarder là-dessus pour le moment.

« …il est évidemment impensable de le laisser faire. C’est pourquoi je vous ai demandé de venir aujourd’hui, pour que nous réfléchissions à une stratégie à mettre en place avant que la situation ne devienne incontrôlable. Des questions ? »
Voilà, c’était une entrée en matière simple et efficace, sans fioritures inutiles. Borislav avait vraiment fait un effort de ce côté, lui qui adorait parler et surtout, s'entendre parler.
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MessageSujet: Re: Une coopération s'impose [Philipp, Borislav & Davin]   Jeu 15 Déc - 18:07

    Davin n'eut pas à attendre plus d'une minute ou deux pour voir apparaitre au fond du couloir son supérieur, Philipp Von Roppelt, impeccablement vêtu, l'air sérieux quoi qu'il lui semblait préoccupé, presque contrarié. Cette impression ne fut qu'à moitié dissipé quand Philipp lui adressa un sourire poli en le saluant. Inclinant légèrement la tête, Davin lui répondit tout aussi sobrement :

    "Philipp."

    Respectueux des convenances en toutes circonstances, Davin n'avait, cependant, pas hésiter une seconde à imiter la familiarité du jeune homme. Leur relation était trop ancienne et basée sur le respect et la confiance pour qu'il en soit autrement. Si Philipp lui avait donné du "Mr. Nikolov", en ces lieux, il aurait suivit le mouvement, mais, manifestement, son supérieur souhaitait rester dans un registre dénué de toute solennité entre eux, même ici. Il en serait, probablement, autrement avec le ministre, cependant. L'homme n'était aussi âgé que Davin, mais avait la même solennité dans la tenue, et restait quelqu'un d'immanquablement intègre. A la première rencontre, Davin avait compris qu'aucune tentative de corruption n'aurait d'effets sur lui et il n'était même pas certain qu'un quelconque chantage affectif puisse avoir l'effet désiré.

    La secrétaire du ministre revint rapidement alors que la porte du bureau du ministre s'ouvrait. Davin était un homme de pouvoir et d'influence, mais pour rien au monde il n'aurait souhaité échanger sa place à Durmstrang avec celle de Mr. Lazarov, et cela, même avant qu'il n'obtienne cette place dans l'Institut magique. Il avait toujours été le conseiller ou l'adjoint de quelqu'un et celui lui octroyait une bien plus grande liberté d'action, de paroles que ceux qu'ils avaient pu servir par le passé. En plus, le peu de pouvoir qu'avait le ministre à ce poste, puisque c'était le conseil qui avaient le pouvoir en réalité, rendait ce poste encore moins enviable si cela était possible.

    S'approchant du ministre qui s'était écarté de la porte pour les laisser passer et les saluer, Davin franchit le seuil de la porte en inclinant poliment la tête devant lui pour le saluer :

    "Mr. Lazarov."

    Le vieil homme pénétra dans la pièce suivit du directeur de Durmstrang et, poliment, alla s'assoir sur l'un des deux sièges que leur désignait le ministre, après avoir noté son geste pour chasser une poussière de sa robe. Un geste de nervosité qu'il ne voyait plus depuis un certain temps. Ses étudiants préféraient blanchir, rougir ou se tordre les mains. Le bureau était impeccable, rangé, et aucun parchemins n'auraient pu fournir la moindre information intéressante à Davin. Le ministre avait été prudent en ne posant pas carte sur table, probablement pour diriger la conversation. En ce qui le concernait, Davin ne trouvait pas cela dérangeant. Il avait toujours été plus doué pour observer et détailler les autres qu'à jouer des muscles pour s'imposer. Ça n'avait pas le moindre intérêt.

    Les mains entrecroisés devant lui, ses coudes le long de la corps, Davin écouta silencieusement et respectueusement le monologue du ministre de la magie bulgare. L'homme essayait d'être prudent, mais, malheureusement, le sous-entendus qu'il faisait concernant le responsable et le regard qu'il lança à Philipp étaient tout sauf discret. Du moins pas aux yeux d'un homme de son expérience. Il décida de s'abstenir du moindre commentaire, ça n'aurait pas été très intelligent. La fin de son introduction se termina assez rapidement. Peut-être trop rapidement, d'ailleurs, car dans sa volonté de ne pas vouloir s'attarder davantage dans la présentation des faits, il avait oublier d'expliquer pourquoi c'était à eux qu'il s'adressait.

    Davin ne daigna pas jeter un coup d'oeil à Philipp et répondit directement à l'invitation de Mr. Lazarov :

    "Oui. Je n'ai pas souvenir d'avoir été affilié à la police magique. Pourquoi faire appel à nos élèves dont la moitié ignore ce qu'est un augurey ou que son cri n'est en rien un présage de mort plutôt qu'à des sorciers dont c'est le métier?"

    L'entrée en matière était un peu brutale, Davin en avait conscience. Si Philipp et lui-même étaient là, c'était parce que le ministre voulait faire appel à l'Institut. Et puisque, même en étant le sorcier le plus idiot du monde, il n'était pas envisageable qu'il s'attende à ce qu'à deux, Philipp et lui règlent ce problème, c'était assurément pour utiliser leurs élèves que Mr. Lazarov les avaient contactés.Cependant, il n'était plus un membre du ministère, son devoir, désormais, était de protéger les élèves qu'il avait sous sa garde. Et il doutait qu'il ressorte quoi que ce soit de très bon si des premières années se retrouvaient confrontés à des créatures magiques non-identifiés dont certaines étaient très dangereuses et/ou très intelligentes. Face à des chimères, des oiseaux-tonnerre, ou des éruptifs, même leur élève le plus compétent n'aurait pas fait le poids. D'autant plus que les éruptifs étant en voix d'extinctions, ils ne pouvaient pas être blessés gravement ou non sans que le coupable encoure des sanctions pour atteinte à une espèce protégée. Faire une chasse avec des élèves, c'était prendre le risque assurée qu'il y ait plus de blessées du côtés des chasseurs que des proies.

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MessageSujet: Re: Une coopération s'impose [Philipp, Borislav & Davin]   Lun 2 Jan - 17:06

La réplique de Davin m’arrache un sourire. C’est rare de le voir faire preuve d’autant de brusquerie, et je dois dire que c’est assez amusant. Amusant et véridique : je ne vois pour quelle raison ce ministère qui ne nous fait pas confiance depuis des années, surveille le moindre de nos faits et gestes nous demanderai subitement de l’aider ? Ça va contre toute logique. Je suis directeur d’une école, pas défenseur de frontières.

Mon regard passe de mon collègue au Ministre. Assis sur le bord de sa chaise, les coudes sur la table, penché en avant, tout chez lui respire l’angoisse, jusqu’à ses doigts qu’il tord fébrilement. Lui aussi semble étonné de la virulence de Davin, mais contrairement à moi, il n’a pas l’air de trouver ça drôle. À l’inverse, je crois que s’il avait l’occasion de disparaître sous terre à l’instant même il n’hésiterai pas une seule seconde.

Du coin de l’oeil, je le vois se tourner vers moi, interrogateur. Il s’attend certainement à ce que je tempère les paroles sèches de mon adjoint, mais je n’ai aucune envie de coopérer. Pas aujourd’hui. Je connais assez Borislav pour savoir qu’il est capable de tourner autour du pot pendant des heures si on ne lui force pas la main. Et je préférerais autant qu’il en vienne directement aux faits, ça éviterait à tous de perdre du temps inutilement.

« Mr Nikolov a raison, je crains fort que ceci … “ne fasse pas partie du domaine de nos compétences”. »

Je dessine des guillemets invisibles dans l’air pour entourer mes derniers mots. Borislav comprendra l’allusion : c’est la phrase que son gouvernement me répète depuis presque cinq ans. Celle qui a servi de prétexte à tous leurs décrets stupides visant à me décharger de mes fonctions. Celle qui a servi d’excuse au comportement inacceptable des brigadiers après les Jeux du Pouvoir, celle qui a légitimé le transfert des documents administratifs de Durmstrang vers Sofia. Parce ce que tout ça n’était soi-disant “pas dans le domaine de mes compétences”. Douce ironie.

« Voyez plutôt avec le conseil magique, ils auront certainement une idée lumineuse pour régler le problème. C’est leur rôle, non ? »

L’amertume fait vibrer chacun de mes mots et je ne fais aucun effort pour le masquer. Que ça plaise ou non à Davin, je commence à en avoir assez de toujours faire semblant. Faire semblant d’être calme, faire semblant de contrôler la situation alors qu’en réalité tout m'échappe. J’en ai assez de ce petit jeu stupide, j’estime avoir été suffisamment docile et patient pour ne plus avoir à me justifier ou à me faire dicter ma conduite par qui que ce soit.
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MessageSujet: Re: Une coopération s'impose [Philipp, Borislav & Davin]   Lun 2 Jan - 19:45


J'avale difficilement ma salive. La question de Nikolov est pour le moins...inattendue, je dois l’admettre. Je m’attendais à toutes sortes de réactions de sa part, mais celle-ci n’en faisait pas partie. Au pire, il était censé me demander des explications, au mieux, il était censé acquiescer sagement pour me laisser amener la suite en douceur. Déconcerté, je tourne la tête vers Philipp, espérant un peu plus de soutien de sa part. Mais le directeur de Durmstrang évite soigneusement de croiser mon regard. Très bien.

Je me racle la gorge pour me redonner contenance, accroche un sourire compréhensif sur mes lèvres et me tourne vers Davin. Je ne comprends pas un traître mot à ce qu’il raconte, ni à quoi il fait allusion en évoquant la police magique, mais si je ne réagis pas rapidement je risque de perdre le peu de crédibilité qu’il a encore à mon égard.

« Il ne s’agit aucunement de faire appel aux élèves de Durmstrang Monsieur Nikolov, soyez rassuré sur ce point. Bien au contraire, la priorité du gouvernement est de les protéger. »

Je croise les doigts sous mon menton, espérant que ce sera suffisant pour le moment. J’admet que mon argument manque peut-être un peu de consistance pour être persuasif, mais trouver une réponse appropriée, là maintenant, sous les regards brûlants des deux directeurs du prestigieux Institut bulgare n’a rien d’évident.

[...]

Mon sourire se décompose sous l’effet de la surprise et je fusille mon ancien élève du regard. Je comprend sa colère, mais on en a déjà parlé et il sait très bien que les décisions qui sont prises entre les murs de ce Ministère ne relèvent pas de moi. Je n’ai pas le moindre pouvoir législatif, et je ne compte pas organiser de petite révolution sous prétexte que Philipp a été blessé dans son amour propre. Ce serait l’idée la plus stupide que j’aurais eu de tout mon mandat.
Néanmoins, sa remarque concernant le conseil magique n’est pas tout à fait déplacée. Je leur dois des explications si je veux avoir une chance de les rallier à ma cause. Tant pis pour les préliminaires.

« Très bien Messieurs...je n’avais pas prévu d’aborder les choses de cette façon, mais après tout peu importe. »

J’inspire longuement et rassemble mes pensées.

« Si je vous ai convoqué aujourd’hui, ce n’est pas pour discuter avec les directeurs de Durmstrang, mais avec les Pozhirathelis que vous êtes et que vous dirigez. J’ai de bonnes raisons de penser que ce n’est plus qu’une question de temps avant que je ne sois écarté du pouvoir, et je ne vous cache pas que la situation risque de devenir...compliquée pour vous quand je ne serais plus là. »

Je ne sais pas encore si je serais empoisonné, assassiné sauvagement ou si ma disparition sera mise sur le compte d’un accident tragique mais une chose est sûre : mon temps est compté. Les membres du conseil magique ne laissent rien paraître mais je ne suis pas dupe : je sens bien que depuis quelques temps la tension est encore montée d’un cran, déversant un flot de rumeurs plus ou moins plaisantes sur la capitale.

« Si nos soupçons sont avérés et que l’auteur des événements est réellement Malo Retrac alors le fait que l’Angleterre soit la plus touchée par les attaques de créatures magiques n’est pas un hasard. Son but est de semer la confusion, ce qui nous offre une occasion inespérée pour affaiblir Tiphaine. Il faut saisir l’opportunité tant que je peux encore vous aider.»

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MessageSujet: Re: Une coopération s'impose [Philipp, Borislav & Davin]   Lun 13 Mar - 20:33

    Le regard de Davin était froid et sérieux, mais ça n'avait rien de surprenant. C'était le même regard impassible qu'il portait sur le reste du monde. Le même regard qu'il portait sur des inconnus, des collaborateurs ou de simples employés. Il était pénétrant sans être agressif, sans la moindre trace d'indulgence, et il clamait "je vous juge". Et le jugement était rarement positif. Pour le moment, son regard ne portait aucune trace de dureté, mais il n'en était pas moins froid, sérieux et impassible. Il avait posé une question et il attendait la réponse avant de poser sa sentence.

    La réaction du ministre était particulièrement délicieuse à voir. Croyait-il donc que parce qu'il avait lui-même travailler au ministère, en parti avec lui et en parti contre lui, Davin ferait preuve d'indulgence? Sa naïveté était touchante, quoi que légèrement problématique pour un homme de son importance. A la réflexion, ça aurait presque pu être insultant cet éclat d'étonnement qu'il avait vu apparaitre sur son visage. Davin était connu pour sa loyauté et son absence totale de scrupule. Pouvait-il donc s'attendre à autre chose que la question qu'il lui avait offert? Si c'était le cas, il le connaissait décidément bien mal. Mais une autre raison avait poussé Davin à prendre la parole et à abandonner son habituel rôle de médiateur, c'était justement pour déstabiliser le ministre. Le pousser dans ses retranchements. Ce n'était pas une nouvelle tactique, c'était même assez inédit, et c'était relativement exceptionnel. Il y avait peu de chance pour qu'il se comporte de cette manière une autre fois, mais c'était... disons... très instructif. Le peu de fois où il s'était comporté, cela avait porté ses fruits de manière généralement inattendue mais jamais en vain.

    L'appel à l'aide du regard qu'il lança à Philipp était pour le moins ironique et touchant. Le directeur n'était pas connu pour être particulièrement conciliant, surtout dans ce genre de situation. Qu'il croit qu'il puisse le soutenir ne tenait plus de la naïveté mais de l'utopisme total. Dans le pire des cas, Davin se serait attendu à un regard incrédule de Philipp, mais si, du coin de l'oeil, il l'avait vu regarder dans sa direction, c'était davantage par amusement que par inquiétude. Philipp ne lui sauverait pas la mise, c'était certain.

    Peu sûr de lui, le ministre bredouilla une réponse qui arracha intérieurement un sourire railleur à Davin. Il avait donc tellement d'estime pour eux qu'il pensait que la direction de Durmstrang à elle seule pourrait régler le problème? Que de compliments... Mais si le directeur-adjoint souhaitait pousser Borislav dans ses retranchements, il ne souhaitait pas pour autant qu'il le prenne en grippe, ou, surtout, qu'il les fiche à la porte en prétendant ne rien pouvoir tirer d'eux. Davin n'était pas du genre à jouer les sales gosses, il avait vu son frère le faire et ça ne lui avait jamais réussit. Alors, comme toujours, il prit sur lui, laissant Philipp répondre avec une légère ironie qui lui réussissait, il devait l'avouer.

    Face à deux sorciers peu conciliants et surtout peu enclin à avoir la patience de supporter un long discours avant d'arriver à l'essentiel, le ministre passa de la surprise à la résignation juste après que son expression ne se soit durci. Vraiment? Pas de langue de bois? Davin aurait presque pu être flatté s'il n'était pas davantage intéressé par les dessous de cette histoire. Il ne s'attendait pas à ce qu'il joue complètement carte sur table et ce ne fut pas le cas, mais au moins essayait-il d'être franc-jeu à défaut de les surprendre. Davin, en tout cas, n'était pas surpris. Il n'existait que quelques sorciers haut-placés qui était certain de son état de pozhiratelis et il soupçonnait depuis longtemps Borislav d'en faire parti.

    La manière directe, donc. Soit. Borislav n'avait pas beaucoup d'autres options, cependant, mais qu'il passe directement à celle-ci sans essayer de les entourlouper dans le jargon habituel des politiciens ne présageait rien de bon. L'ancien Zemlya ne pouvait donc pas jouer les sales gosses une seconde fois, car cela pourrait pousser Borislav à bout bien plus rapidement que prévu et surtout, les amener vers la sortie. Surtout si Philipp continuait d'être aussi peu conciliant. Il valait mieux qu'il lui laisse ce rôle-là, et montrer à Borislav que l'un des deux l'écoutait, qu'il ait une porte de sortie. Qui se fermerait aussitôt si ce qu'il proposait ou demandait n'était pas acceptable, bien entendu.

    Compliquée... C'était le deuxième problème que Davin avait avec cet homme. Comment pouvait-on raisonnablement croire qu'il était une sorte de barrière qui les protégeait? Croire qu'il était leur allié? Certes, le ministre avait raison, ils avaient une adversaire en commun, mais Davin n'était pas dupe. Borislav devait réellement dos au mur pour faire appel à eux. Faire croire au conseil qu'il était capable de pouvoir gérer, contrôler, la direction de Durmstrang était un excellent moyen de rester en vie un peu plus longtemps, même s'il ignorait que l'un des membres du conseil qui faisait pression pour le neutraliser était plus ou moins l'un de ses agents. Et affaiblir les mangemorts anglais serait, en quelque sorte... leur récompense pour avoir été docile et lui permettre de vivre? Compliqué était alors davantage le mot pour expliquer la situation dans laquelle était le ministre... ou les débats pour choisir le prochain.

    En ce qui le concernait, Davin ne voyait aucun inconvénient à un tel arrangement. Faire pression sur les gens pour obtenir ce qu'il voulait, ce n'était pas la première fois que ça lui arrivait. Bien entendu, il n'en était pas entièrement responsable, mais il y contribuait. Le laisser en vie pour qu'il lui soit utile... c'était tout bénef. Tant qu'il pouvait servir, Borislav était plus utile en vie, sans aucun doute. Mais la décision revenait à Philipp. C'était lui le directeur de Durmstrang, lui le chef des pozhiratelis. Lui, Davin, n'était que son adjoint, son bras-droit. Il créait les opportunités, créait les ouvertures, c'était à Philipp de choisir de les saisir ou non.

    Aucune lueur de surprise ne s'était allumé dans le regard de Davin. Il attendait toujours patiemment la proposition du ministre. Quel aide? Il aurait pu continuer de jouer les sales gosses en lui demandant quel type d'aide il pensait pouvoir donner, sous-entendant ainsi que son pouvoir était si risible qu'il doutait de son utilité, mais si Borislav était aussi désespéré qu'il semblait l'être, il y avait un risque que sa remarque ne passe pas. Dans le pire des cas, il valait mieux qu'une telle remarque vienne de Philipp. Le vieil homme se contenta donc d'attendre, refusant au ministre le plaisir d'une quelconque réaction.

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Une coopération s'impose [Philipp, Borislav & Davin]
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